jeudi 9 octobre 2008

Le Miroir De La Nature

Le Miroir De La Nature





Léon Jean Basile Perrault (ne confondez pas avec Charles Perrault ^^), né à Poitiers en 1832, participa à son premier salon en 1861. Il fit l'académie des Beaux-Arts avec son ami William Bouguereau, un peintre très prisé de l'empereur Napoléon III. Il meurt en 1908 à Rouen.


titre : Le Miroir De La Nature

auteur : Léon Jean Basile Perrault

date de réalisation : < 1895

type de l'œuvre : tableau

support : toile

dimensions : 23,5 x 28,6 cm

lieu de conservation : collection privée (Brooklyn Museum, New-York)

genre : scène de la vie quotidienne, académisme

contexte historique : fin XVIIIème, début XIXème siècle, les Trois glorieuses (révolution, fin de la restauration), époque de l'académisme et du classicisme.


  1. Analyse:

Description : Ce tableau représente en premier-plan une jeune fille issue d'un milieu modeste, comme on peut le voir grâce à ses vêtements. Contrairement à la majeur partie des œuvres de Perrault, cette jeune fille est totalement habillée et ne dévoile pas la moindre partie de son corps, exceptés ses pieds qui touchent l'eau d'un ruisseau de manière à apprécier sa température (afin de voir si elle n'est pas trop froide, je pense, car ce décor est plus axé sur la saison de l'automne). Elle est assise sur un petit muret, lequel délimite le premier-plan et l'arrière-plan, et se tourne en notre direction en penchant la tête de manière enjouée et mystérieuse. En arrière-plan se situe un décor boisé plutôt sombre, ce qui permet de faire ressortir l'unique personnage de la scène.

Les lignes structurantes du tableau forment un triangle et font ressortir le personnage de la scène.

Sa technique très commune pour l'époque est celle de la peinture à l'huile, l'huile étant devenue à cette période un moyen qui permettait d'éviter la déshydratation des couleurs et de prolonger la conservation de l'œuvre.

Le dessin est, quant à lui, très précis dans les contours et le tableau est d'une netteté digne de Perrault; chacune de ses œuvres est précise et très détaillées, rien ne manque. Ce tableau se rapproche beaucoup du réalisme. Il utilise par ailleurs des couleurs primaires notamment, comme le bleu et le rouge que l'on peut voir un peu partout sur ce tableau, seul le vert (ici la couleur dominante) fait office de couleur complémentaire.

La lumière, elle, provient de l'arrière-plan et illumine tout le premier-plan, éclairant alors de toute part le personnage central et le muret où elle s'appuie. Cela met en valeur cette jeune fille. L'ombre stagne essentiellement dans l'arrière-plan, renforçant le côté obscur de cette forêt et faisant le contraste avec le premier-plan baignant dans la lumière.

  1. Interprétation:


Perrault fut influencé par son maître Picot, et son ami Bouguereau pour l'étude d'allégories qu'il reproduisit dans la plupart de ses tableaux. En effet, comme son nom l'indique, Le Miroir De La Nature reflète un côté "enchanteresque" et sauvage en illustrant une jeune fille seule au bord d'un ruisseau et, bien entendu, un décor sur la nature en elle-même. Un aspect serein et romantique se fait ressentir, et cette scène évoque la liberté folle et frivole par sa représentation du personnage féminin, ainsi que le côté tranquille et intime de cette « présence unique » . On décèle ainsi la beauté de ce tableau qui mélange la nature humaine à la nature sauvage et qui respecte le goût du peintre pour les allégories.


Perrault ne travaillait que sur des toiles qu'il faisait toujours dans son atelier, auquel il passait parfois plus de dix heures par jour, et ne travaillait qu'avec la peinture à l'huile pour la plupart de ses œuvres.

Ce tableau fut crée au XIXème siècle, et Perrault le présenta au Salon en tant que peinture académique lors de ses 46 ans de carrière. Ce tableau comme les autres lui value une certaine popularité assez méconnus chez les amateurs d'art. Il fut acheté par le « Brooklyn Museum » de New-York quelques années plus tard, et on peut y retrouver cette œuvre encore de nos jours. Individuellement, on ne lui accorda sans doute que très peu d'intérêt à l'époque.

MANGIN Florian

1 commentaire:

Maxime a dit…

meri, sympa cette page!