dimanche 12 mars 2017

Traces et mémoires ouvrières à Rombas et dans la vallée

Les enseignants d'histoire des arts ont initié un beau projet depuis le début de l'année autour de la mémoire ouvrière.



Le constat de départ est que Rombas qui a été une ville prospère au coeur d'une grande vallée industrielle (la vallée de l'Orne) dans laquelle se trouvaient les usines les plus imposantes d'Europe souffre aujourd'hui d'une sorte d'amnésie inquiétante. Les paysages pansent leurs plaies, dissimulent tant bien que mal leurs stigmates, ces verrues de rouilles alors que les témoins de cet Eldorado du fer vieillissent et s'éteignent comme les hauts fourneaux.
Les jeunes lycéens ne sont plus vraiment sûr de connaître cette histoire qui est en fait le plus souvent, leur histoire familiale.



Traces et mémoires ouvrières est donc un projet transdisciplinaire animé par l'équipe d'histoire des arts (Patrick Koch, Anne Deveaux, Magalie Metrat, J-Christophe Diedrich), aidé par l'artiste Nicolas Turon. Ce dernier s'est rendu dans nos classes pour initier l'idée de sortir de l'oubli des histoires d'ouvriers, des fantômes. Pour cela, nos élèves sont allés à la maraude, près des vieux de la ville récolter des histoires, des anecdotes....des détails d'une vie qui allait s'effacer.




Ils ont ensuite écrit des tranches de vie dans un petit récit en boucle qu'ils ont enregistré à la maison de l'Enfance.....On y a ajouté des bruits et les histoires sont devenus leurs histoires.






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Avec l'aide de la mairie, on a conçu l'idée d'un jardin ouvrier qui s'implanterait dans la cour du lycée....Nous pourrons écouter les histoires dans le décor de ces jardins qui permettaient aux ouvriers de s'occuper et de cultiver quelques légumes pour améliorer le quotidien.



Pour compléter, le projet, François Drapier a animé un atelier gravure sur le même thème. Les plans des différentes villes de la vallée ont servi de support à l'évocation de ces traces ouvrières. L'article précédent, nous montre quelques exemples de belles réalisations.



A la suite du cours sur la photographie, nos avons également initié un concours photo sur le même thème....De nombreux clichés ont été déposé sur le Padlet. Parmi les photos distinguées par le jury, nous trouverons ces trois clichés. 

Elise Ambrosetti                                                                                    Max Ettinger
Un chemin, une direction                                                                     L'avenir emprisonné


                                                       Amina Zeroual
                                                       Fantômes, dans ma maison 


Jeudi 9 mars, l'historien Jean-Jacques Sitek nous a fait découvrir les friches industrielles en nous donnant du sens à ce qui reste et en nous aidant à imaginer ce qui n'est plus.




Et le vendredi, le même Jean-Jacques nous a expliqué lors d'une conférence, la belle et glorieuse histoire du fer dans la vallée de l'Orne. 



Vendredi, nos élèves de 1ère ont interprété la chanson de Bernard Lavilliers, Fensch Vallée qui évoque la vallée industrielle, proche voisine au destin similaire. Alors que les élèves distribuaient des casques aux curieux pour entendre les histoires de nos fantômes....




Le jardin ouvrier va rester dans la cour....histoire de laisser une trace...

                                                                                                                                 Jean-Christophe Diedrich

mercredi 8 février 2017

Un atelier gravure qui laisse des Traces



Comme chaque année, François Drapier nous fait partager son art de la gravure. Avec patience et passion, il explique, montre, aide et encourage les élèves d'HIDA.


Cette année, nous avons inscrit notre atelier dans le projet Traces et mémoires ouvrières.







Nous avons donc choisi le thème jardin, ouvrier et mémoire : les élèves devaient évoquer cette mémoire et porter leur gravure sur un support particulier, les plans des principales villes industrielles des alentours....Hagondange, Rombas, Moyeuvre, Florange, Hayange etc.








Le résultat est le plus souvent intéressant, je félicite l'ensemble de la classe de 1ère HIDA pour leur investissement et leur production qui sera exposée pour le 10 mars en Maison des Lycées, à deux pas de la performance jardinière...dont je me garderai bien d'en présenter le contenu aujourd'hui....




                                                                                                                            Jean-Christophe Diedrich

mardi 31 janvier 2017

Concours photo autour du projet Traces et mémoires ouvrières



Vous pourrez déposer sur le Padlet vos clichés autour de ce sujet.... avant le 28 février....
Un jury presqu'impartial déterminera les trois meilleurs clichés....
A vos appareils photos...

Cliché de P. Koch


Bon courage


vendredi 11 novembre 2016

Les expos de CPM

Cette année, les hideux de 1ère et de Tle se sont rendus jeudi au Centre Pompidou Metz.
4 belle expositions les attendaient de pied ferme.



La 1ère s'intitulait Entre deux horizons, une belle rétrospectives des avant-gardes en France et en Allemagne entre 1870 et 1990. Des oeuvres variées, souvent méconnues qui sortent de la belle collection du musée de Sarrebrück. 


La seconde exposition, le musée imaginée part de l'idée d'un roman de Ray Bradbury, Farenheit 451...
"Nous sommes  en 2052 et l’art est menacé de disparition. Chacun doit trouver le moyen de préserver les notions véhiculées par les arts, mémoriser les œuvres d’art. Cette exposition d’anticipation s’appuie sur la dystopie de Bradbury où les livres sont interdits et où les hommes-livres ont mémorisé  ceux-ci avant leur disparition. "




La 3ème exposition rend hommage au chorégraphe Oskar Schlemmer, ses peintures, croquis et costumes. 


Les plus rapides ont pu voir l'exposition Musicircus.....la dernière exposition. Il faut le dire, le Centre Pompidou Metz offre actuellement de belles expositions, variées et de qualité.

                                                                                                    Jean-Christophe Diedrich


samedi 17 septembre 2016

Run de Francis Upritchard


Run est l'une des statues composant l'étonnante mascarade de personnages étranges conservés dans le musée d'Art moderne de Brisbane (Australie). Elle date de 2012 et mesure 1m50 environ. Cette statue est une sorte de poupée faite de tissu et de résine. 


On doit ces étranges personnages à l'artiste néo-zélandaise Francis Upritchard née en 1976 et vivant actuellement à Londres. Formée à l'université de Canterbury (Nouvelle-Zélande), elle a travaillé dans un premier temps la peinture puis s'est lancée rapidement dans la sculpture. L'artiste mêle ses influences diverses, l'art des Maoris autant que les mythes occidentaux. 





 





Cette mascarade, ce charivari, cette étrange cavalcade se compose de 5 personnages aux attitudes extravagantes presque carnavalesques. Run, en deuxième position se trouve en équilibre sur un socle métallique. Son bras gauche est relevé comme un escrimeur, l'équilibre semble cependant instable. 
Cet être longiligne est habillé de blanc, son chapeau agrémenté de petites boules fait penser une coiffe d'Arlequin. Le fantastique n'est jamais bien loin dans l'art d'Upritchard, le regard un peu vide n'est finalement pas fait pour rassurer le spectateur. 

Bien sûr, l'ensemble inquiète, les attitudes extravagantes ne sont pas sans rappeler les tableaux médiévaux, la profusion de gestes qu'on retrouve parfois dans les toiles de Bruegel. 

Bruegel, Jeux d'enfants (détails)

L'ensemble des personnages est aussi un clin d'oeil à l 'univers populaire des marionnettes où il n'est pas question d'être fidèle à la représentation réaliste des humains, bien au contraire. Ces poupées deviennent des figures pas forcément bienveillantes qui sortent tout droit de l'univers fantastique et quelque peu pessimiste de Francis Upritchard.

Les autres œuvres réalisées par l'artiste gardent cette marque inquiétante, parfois colorée....des objets détournés, des arlequins extravagants. 






Oeuvre en relation

L'autre sculpteur néo-zélandais bien plus connu est Ron Mueck (voir l'article du blog). Si Upritchard s'inspire de ses rêves, des légendes fantastiques, Ron Mueck recherche dans ses statues l'hyper-réalisme... Le trouble s'installe à travers la confusion avec le réel.....les rides, les poils..... Mais la taille, plus petite ou bien trop grande de ces avatars humains pourraient presque rassurer si on ne croisait pas leurs regards. 

                                                                 Ron Mueck, Deux femmes, 2005, 48 cm



Jean-Christophe Diedrich







jeudi 5 mai 2016

Les hideux de Paris


Mercredi 4 mai, le beau groupe des hideux de 2nde "montait à la capitale".....

Une journée ensoleillée nous attendait mais aussi de belles découvertes, des exposés, des musées et des moments plus libres.

De la Gare de l'Est, nous nous sommes rendus dans le Marais pour découvrir la place des Vosges : le premier groupe nous expose l'histoire de cette élégante place royale.




A deux pas se trouve le très beau Hôtel Salé qui accueille le Musée Picasso restauré en profondeur et ouvert depuis peu. Les élèves doivent découvrir quelques toiles énigmatiques du grand Pablo. Le 1er étage est consacré à ses sculptures, nombreuses et variées sur des supports très différents.





L'imposante gare d'Orsay nous attendait ensuite.... après avoir cassé une croûte sur les bords de Seine.
La statue de la liberté nous tendait presque les bras.





Montons à Montmartre, l'habituelle course à travers les 115 marches des escaliers de la station Abbesses nous met à bout de souffle....On rit, on se tient le ventre, les cuisses tremblent encore !

Entre le carrousel et les joueurs de jazz, un nouveau groupe expose les quelques histoires de Montmartre. Le papy sur le banc écoute aussi....:)






Le mur des Je t'aime puis plus haut, c'est le bateau lavoir.... le moulin de la galette et la lapin Agile... La bohème, la carte postale, le beau temps tout y est....le Sacré Coeur termine la journée...






Et d'autres photos sur la page Facebook d'HIDA

                                                                                                                                                            Jean-Christophe  Diedrich


lundi 25 avril 2016

Découverte de l'Opéra et du Musée de la Cour d'Or


Les hideux de 2nde et de 1ère étaient en goguette aujourd'hui.
Le matin, ils découvraient les coulisses de l'Opéra Théâtre avant d'assister à l'Ecole des femmes (le 12 mai).... Une véritable mission de transparence....tous les lieux, les entrailles même de cette salle de spectacle étaient offerts à notre insatiable curiosité....



L'équipe au balcon (photo trouble)

Ludo et Victor n'ont pu s'empêcher de clamer quelques vers amoureux....




Les coulisses étonnantes

Les ateliers


Le décor.....une banquise en formation

Atelier menuiserie

Arrivage de fruits de mer en plastique


Au musée, l'ambiance était studieuse, très studieuse...
Une séquence sur le portrait pour les 2ndes alors que les 1ères travaillaient sur la scénographie de certaines salles du musée.



Malgré la fraîcheur presqu'hivernale, l'équipe d'HIDA a apprécié cette journée très instructive.
Nous espérons que les élèves pourront dans l'avenir retourner dans ces lieux : l'Opéra vend ses billets à 6 euros (1er prix) moins cher qu'un billet de cinéma et le musée ouvre ses portes gratuitement, tous les premiers dimanches du mois. 


Jean-Christophe Diedrich