vendredi 11 novembre 2016

Les expos de CPM

Cette année, les hideux de 1ère et de Tle se sont rendus jeudi au Centre Pompidou Metz.
4 belle expositions les attendaient de pied ferme.



La 1ère s'intitulait Entre deux horizons, une belle rétrospectives des avant-gardes en France et en Allemagne entre 1870 et 1990. Des oeuvres variées, souvent méconnues qui sortent de la belle collection du musée de Sarrebrück. 


La seconde exposition, le musée imaginée part de l'idée d'un roman de Ray Bradbury, Farenheit 451...
"Nous sommes  en 2052 et l’art est menacé de disparition. Chacun doit trouver le moyen de préserver les notions véhiculées par les arts, mémoriser les œuvres d’art. Cette exposition d’anticipation s’appuie sur la dystopie de Bradbury où les livres sont interdits et où les hommes-livres ont mémorisé  ceux-ci avant leur disparition. "




La 3ème exposition rend hommage au chorégraphe Oskar Schlemmer, ses peintures, croquis et costumes. 


Les plus rapides ont pu voir l'exposition Musicircus.....la dernière exposition. Il faut le dire, le Centre Pompidou Metz offre actuellement de belles expositions, variées et de qualité.

                                                                                                    Jean-Christophe Diedrich


samedi 17 septembre 2016

Run de Francis Upritchard


Run est l'une des statues composant l'étonnante mascarade de personnages étranges conservés dans le musée d'Art moderne de Brisbane (Australie). Elle date de 2012 et mesure 1m50 environ. Cette statue est une sorte de poupée faite de tissu et de résine. 


On doit ces étranges personnages à l'artiste néo-zélandaise Francis Upritchard née en 1976 et vivant actuellement à Londres. Formée à l'université de Canterbury (Nouvelle-Zélande), elle a travaillé dans un premier temps la peinture puis s'est lancée rapidement dans la sculpture. L'artiste mêle ses influences diverses, l'art des Maoris autant que les mythes occidentaux. 





 





Cette mascarade, ce charivari, cette étrange cavalcade se compose de 5 personnages aux attitudes extravagantes presque carnavalesques. Run, en deuxième position se trouve en équilibre sur un socle métallique. Son bras gauche est relevé comme un escrimeur, l'équilibre semble cependant instable. 
Cet être longiligne est habillé de blanc, son chapeau agrémenté de petites boules fait penser une coiffe d'Arlequin. Le fantastique n'est jamais bien loin dans l'art d'Upritchard, le regard un peu vide n'est finalement pas fait pour rassurer le spectateur. 

Bien sûr, l'ensemble inquiète, les attitudes extravagantes ne sont pas sans rappeler les tableaux médiévaux, la profusion de gestes qu'on retrouve parfois dans les toiles de Bruegel. 

Bruegel, Jeux d'enfants (détails)

L'ensemble des personnages est aussi un clin d'oeil à l 'univers populaire des marionnettes où il n'est pas question d'être fidèle à la représentation réaliste des humains, bien au contraire. Ces poupées deviennent des figures pas forcément bienveillantes qui sortent tout droit de l'univers fantastique et quelque peu pessimiste de Francis Upritchard.

Les autres œuvres réalisées par l'artiste gardent cette marque inquiétante, parfois colorée....des objets détournés, des arlequins extravagants. 






Oeuvre en relation

L'autre sculpteur néo-zélandais bien plus connu est Ron Mueck (voir l'article du blog). Si Upritchard s'inspire de ses rêves, des légendes fantastiques, Ron Mueck recherche dans ses statues l'hyper-réalisme... Le trouble s'installe à travers la confusion avec le réel.....les rides, les poils..... Mais la taille, plus petite ou bien trop grande de ces avatars humains pourraient presque rassurer si on ne croisait pas leurs regards. 

                                                                 Ron Mueck, Deux femmes, 2005, 48 cm



Jean-Christophe Diedrich







jeudi 5 mai 2016

Les hideux de Paris


Mercredi 4 mai, le beau groupe des hideux de 2nde "montait à la capitale".....

Une journée ensoleillée nous attendait mais aussi de belles découvertes, des exposés, des musées et des moments plus libres.

De la Gare de l'Est, nous nous sommes rendus dans le Marais pour découvrir la place des Vosges : le premier groupe nous expose l'histoire de cette élégante place royale.




A deux pas se trouve le très beau Hôtel Salé qui accueille le Musée Picasso restauré en profondeur et ouvert depuis peu. Les élèves doivent découvrir quelques toiles énigmatiques du grand Pablo. Le 1er étage est consacré à ses sculptures, nombreuses et variées sur des supports très différents.





L'imposante gare d'Orsay nous attendait ensuite.... après avoir cassé une croûte sur les bords de Seine.
La statue de la liberté nous tendait presque les bras.





Montons à Montmartre, l'habituelle course à travers les 115 marches des escaliers de la station Abbesses nous met à bout de souffle....On rit, on se tient le ventre, les cuisses tremblent encore !

Entre le carrousel et les joueurs de jazz, un nouveau groupe expose les quelques histoires de Montmartre. Le papy sur le banc écoute aussi....:)






Le mur des Je t'aime puis plus haut, c'est le bateau lavoir.... le moulin de la galette et la lapin Agile... La bohème, la carte postale, le beau temps tout y est....le Sacré Coeur termine la journée...






Et d'autres photos sur la page Facebook d'HIDA

                                                                                                                                                            Jean-Christophe  Diedrich


lundi 25 avril 2016

Découverte de l'Opéra et du Musée de la Cour d'Or


Les hideux de 2nde et de 1ère étaient en goguette aujourd'hui.
Le matin, ils découvraient les coulisses de l'Opéra Théâtre avant d'assister à l'Ecole des femmes (le 12 mai).... Une véritable mission de transparence....tous les lieux, les entrailles même de cette salle de spectacle étaient offerts à notre insatiable curiosité....



L'équipe au balcon (photo trouble)

Ludo et Victor n'ont pu s'empêcher de clamer quelques vers amoureux....




Les coulisses étonnantes

Les ateliers


Le décor.....une banquise en formation

Atelier menuiserie

Arrivage de fruits de mer en plastique


Au musée, l'ambiance était studieuse, très studieuse...
Une séquence sur le portrait pour les 2ndes alors que les 1ères travaillaient sur la scénographie de certaines salles du musée.



Malgré la fraîcheur presqu'hivernale, l'équipe d'HIDA a apprécié cette journée très instructive.
Nous espérons que les élèves pourront dans l'avenir retourner dans ces lieux : l'Opéra vend ses billets à 6 euros (1er prix) moins cher qu'un billet de cinéma et le musée ouvre ses portes gratuitement, tous les premiers dimanches du mois. 


Jean-Christophe Diedrich



jeudi 14 janvier 2016

Les "hideux"enthousiasmés par Fracasse de Nicolas Turon

L'ensemble des élèves d'HIDA se sont rendus à la maison de l'enfance de Rombas pour assister et participer au spectacle "Fracasse" adapté très très librement du roman de Théophile Gautier.


Le matin, le groupe des Terminales a travaillé avec l'auteur, Nicolas Touron pour prendre part au spectacle, tout en réfléchissant à la dimension scénographique.


"Il n'y a pas d'adultes, il n'y a que des enfants qui abandonnent"

C'est l'histoire de l'orphelinat des Vermiraux où les enfants sont terriblement maltraités. Un jour Azolan, Basque et Fracasse, trois orphelins volent un livre, Capitaine Fracasse de Théophile Gautier. Ce seul livre devient l'objet de tous leurs jeux, de toutes leurs aventures.
Un jour, ils décident d'en finir avec la Directrice, la Vilaine.








A la fin du spectacle, les élèves ont pu échanger avec les comédiens. Unanimes, ils ont été conquis par l'univers de Nicolas Touron et ses partenaires que nous remercions chaleureusement pour leur enthousiasme et leur générosité.




Photographies de Jean-Louis Pironio
                                                                                                                     Jean-Christophe Diedrich




mercredi 13 janvier 2016

Atelier gravure en HIDA

Depuis trois ans, François Drapier vient nous proposer une initiation à la gravure. Pour commémorer cette terrible série d'attentats qui ont tant  marqué les esprits, nous avons proposé le thème de la liberté : Liberté d'expression, expression de liberté.




Après un petit cours introductif sur l'histoire de la gravure d'Adam et Eve à Monsieur Drapier....
Nous avons débuté notre atelier : M Drapier a présenté les principales techniques.
Les élèves avaient préparé des croquis sur le sujet afin d'évoquer d'une manière ou d'une autre la liberté...


Ils ont pu expérimenter le travail sur lino et sur plexiglas ....les résultats sont souvent à la hauteur de nos espérances alors que certains élèves décrètent ne pas (plus ?) savoir dessiner !
Malgré tout, les élèves ont pris du plaisir à cet atelier et comme nous étions dans l'hommage : David Bowie nous a encouragé en fond musical durant l'après-midi.




Un grand merci à Monsieur Drapier dont vous pouvez retrouver ses productions sur son site en cliquant ici



                                                                                                                      Jean-Christophe Diedrich

dimanche 22 novembre 2015

Duane Michals, la narration séquentielle photographique

Things are queer (1973) est sans doute la séquence photographique la plus célèbre de Duane Michals. Une série de 9 photographies dont la première est marquée par l'insignifiante banalité, une salle de bain. Sept clichés plus tard, le photographe nous a perdu dans un dédale spatio-temporel pour nous ramener à cette un peu moins banale salle de bain, un peu à la manière des planches de BD Little Nemo de l'américain Mac Cay. C'est là que s'exerce l'art de Duane Michals, un récit photographique qui convoque le plus souvent l'irrationnel, le surréalisme et c'est là que se glisse sa poésie. Duane Michals est donc autant un photographe qu'un narrateur-plasticien.

Duane Michals (1932-) né en Pennsylvanie, fils d'ouvrier, il s'est formé à Denver puis à New-York, il devient graphiste et se découvre un intérêt pour la photographie après un voyage en Union soviétique (1958). 



Il devient photographe pour des magazines célèbres Vogue, Life et commence à exposer ses travaux.
D'abord reporter, il trouve au début des années 60, une nouvelle voie à explorer dans la photographie : influencé par les peintres Magritte ou encore Balthus, il envisage désormais la photographie comme un autre moyen d'expression pour aborder des sujets philosophiques ou littéraires. Il combine ainsi des photographies à du texte pour évoquer des sujets qui l'obsèdent : la mort, la sexualité, les mystères de l'existence. Même si il n'invente pas véritablement le procédé (dès 1840, Bayard et sa série d'autorportraits du noyé)  on peut dire que c'est lui qui développe l'idée de la "narration séquentielle" photographique, de méticuleuses mises en scène de plusieurs photographies progressivement agrémentées d'un texte.
Il publie d'ailleurs en 1970 son célèbre recueil Sequences.




Sa nouvelle notoriété lui permet de s'installer à New-York, de rencontrer et photographier les artistes qu'il admire : Pasolini, Truffaut, Warhol, Duchamp et bien sûr Magritte. En 1965, il se rend à Bruxelles pour le photographier chez lui avec sa femme. Il en publie une série marquée par l'univers surréaliste du peintre, par un jeu des transparences et de superpositions, il rend hommage aux œuvres du peintre. 



Portrait de Magritte, 1965


Ces séquences mises en scène prennent le contre-pied de la photographie documentaire : saisir la fugacité d'un instant (décisif ou pas). Au contraire, les séquences ainsi composées donnent l'impression d'en étirer le temps. 


Chance meeting, 1970.


I Build A Pyramid, 1978

Il poursuit cependant ses recherches et explore d'autres manières de produire des images : il n'hésite pas à prendre le pinceau pour transformer des photos (comme l'album du groupe Police en 1983) ou parfois de vieux clichés comme sa récente série sur les écrivains français.








Duane Michals est aujourd'hui une grande figure de la photographie qui porte un regard sans concession sur le marché de l'art et ses dérives : dans un recueil appelé Foto Follies dans lequel il parodie avec férocité le travail de la  photographe Cindy Sherman.... Tout un programme !




  « Pourquoi une toile d'Andy Warhol coûterait plus d'argent que tout ce que je pourrais acquérir dans ma vie ? L'art est peut-être mort le jour où on a eu l'idée de le commercialiser. »




Aller plus loin
Interview en français de Duane Michals par Jennifer Couëlle
http://cielvariablearchives.org/en/component/content/article/583-duane-michals.html 

                                                                 
                                                                                                                         Jean-Christophe Diedrich