lundi 25 avril 2016

Découverte de l'Opéra et du Musée de la Cour d'Or


Les hideux de 2nde et de 1ère étaient en goguette aujourd'hui.
Le matin, ils découvraient les coulisses de l'Opéra Théâtre avant d'assister à l'Ecole des femmes (le 12 mai).... Une véritable mission de transparence....tous les lieux, les entrailles même de cette salle de spectacle étaient offerts à notre insatiable curiosité....



L'équipe au balcon (photo trouble)

Ludo et Victor n'ont pu s'empêcher de clamer quelques vers amoureux....




Les coulisses étonnantes

Les ateliers


Le décor.....une banquise en formation

Atelier menuiserie

Arrivage de fruits de mer en plastique


Au musée, l'ambiance était studieuse, très studieuse...
Une séquence sur le portrait pour les 2ndes alors que les 1ères travaillaient sur la scénographie de certaines salles du musée.



Malgré la fraîcheur presqu'hivernale, l'équipe d'HIDA a apprécié cette journée très instructive.
Nous espérons que les élèves pourront dans l'avenir retourner dans ces lieux : l'Opéra vend ses billets à 6 euros (1er prix) moins cher qu'un billet de cinéma et le musée ouvre ses portes gratuitement, tous les premiers dimanches du mois. 


Jean-Christophe Diedrich



jeudi 14 janvier 2016

Les "hideux"enthousiasmés par Fracasse de Nicolas Turon

L'ensemble des élèves d'HIDA se sont rendus à la maison de l'enfance de Rombas pour assister et participer au spectacle "Fracasse" adapté très très librement du roman de Théophile Gautier.


Le matin, le groupe des Terminales a travaillé avec l'auteur, Nicolas Touron pour prendre part au spectacle, tout en réfléchissant à la dimension scénographique.


"Il n'y a pas d'adultes, il n'y a que des enfants qui abandonnent"

C'est l'histoire de l'orphelinat des Vermiraux où les enfants sont terriblement maltraités. Un jour Azolan, Basque et Fracasse, trois orphelins volent un livre, Capitaine Fracasse de Théophile Gautier. Ce seul livre devient l'objet de tous leurs jeux, de toutes leurs aventures.
Un jour, ils décident d'en finir avec la Directrice, la Vilaine.








A la fin du spectacle, les élèves ont pu échanger avec les comédiens. Unanimes, ils ont été conquis par l'univers de Nicolas Touron et ses partenaires que nous remercions chaleureusement pour leur enthousiasme et leur générosité.




Photographies de Jean-Louis Pironio
                                                                                                                     Jean-Christophe Diedrich




mercredi 13 janvier 2016

Atelier gravure en HIDA

Depuis trois ans, François Drapier vient nous proposer une initiation à la gravure. Pour commémorer cette terrible série d'attentats qui ont tant  marqué les esprits, nous avons proposé le thème de la liberté : Liberté d'expression, expression de liberté.




Après un petit cours introductif sur l'histoire de la gravure d'Adam et Eve à Monsieur Drapier....
Nous avons débuté notre atelier : M Drapier a présenté les principales techniques.
Les élèves avaient préparé des croquis sur le sujet afin d'évoquer d'une manière ou d'une autre la liberté...


Ils ont pu expérimenter le travail sur lino et sur plexiglas ....les résultats sont souvent à la hauteur de nos espérances alors que certains élèves décrètent ne pas (plus ?) savoir dessiner !
Malgré tout, les élèves ont pris du plaisir à cet atelier et comme nous étions dans l'hommage : David Bowie nous a encouragé en fond musical durant l'après-midi.




Un grand merci à Monsieur Drapier dont vous pouvez retrouver ses productions sur son site en cliquant ici



                                                                                                                      Jean-Christophe Diedrich

dimanche 22 novembre 2015

Duane Michals, la narration séquentielle photographique

Things are queer (1973) est sans doute la séquence photographique la plus célèbre de Duane Michals. Une série de 9 photographies dont la première est marquée par l'insignifiante banalité, une salle de bain. Sept clichés plus tard, le photographe nous a perdu dans un dédale spatio-temporel pour nous ramener à cette un peu moins banale salle de bain, un peu à la manière des planches de BD Little Nemo de l'américain Mac Cay. C'est là que s'exerce l'art de Duane Michals, un récit photographique qui convoque le plus souvent l'irrationnel, le surréalisme et c'est là que se glisse sa poésie. Duane Michals est donc autant un photographe qu'un narrateur-plasticien.

Duane Michals (1932-) né en Pennsylvanie, fils d'ouvrier, il s'est formé à Denver puis à New-York, il devient graphiste et se découvre un intérêt pour la photographie après un voyage en Union soviétique (1958). 



Il devient photographe pour des magazines célèbres Vogue, Life et commence à exposer ses travaux.
D'abord reporter, il trouve au début des années 60, une nouvelle voie à explorer dans la photographie : influencé par les peintres Magritte ou encore Balthus, il envisage désormais la photographie comme un autre moyen d'expression pour aborder des sujets philosophiques ou littéraires. Il combine ainsi des photographies à du texte pour évoquer des sujets qui l'obsèdent : la mort, la sexualité, les mystères de l'existence. Même si il n'invente pas véritablement le procédé (dès 1840, Bayard et sa série d'autorportraits du noyé)  on peut dire que c'est lui qui développe l'idée de la "narration séquentielle" photographique, de méticuleuses mises en scène de plusieurs photographies progressivement agrémentées d'un texte.
Il publie d'ailleurs en 1970 son célèbre recueil Sequences.




Sa nouvelle notoriété lui permet de s'installer à New-York, de rencontrer et photographier les artistes qu'il admire : Pasolini, Truffaut, Warhol, Duchamp et bien sûr Magritte. En 1965, il se rend à Bruxelles pour le photographier chez lui avec sa femme. Il en publie une série marquée par l'univers surréaliste du peintre, par un jeu des transparences et de superpositions, il rend hommage aux œuvres du peintre. 



Portrait de Magritte, 1965


Ces séquences mises en scène prennent le contre-pied de la photographie documentaire : saisir la fugacité d'un instant (décisif ou pas). Au contraire, les séquences ainsi composées donnent l'impression d'en étirer le temps. 


Chance meeting, 1970.


I Build A Pyramid, 1978

Il poursuit cependant ses recherches et explore d'autres manières de produire des images : il n'hésite pas à prendre le pinceau pour transformer des photos (comme l'album du groupe Police en 1983) ou parfois de vieux clichés comme sa récente série sur les écrivains français.








Duane Michals est aujourd'hui une grande figure de la photographie qui porte un regard sans concession sur le marché de l'art et ses dérives : dans un recueil appelé Foto Follies dans lequel il parodie avec férocité le travail de la  photographe Cindy Sherman.... Tout un programme !




  « Pourquoi une toile d'Andy Warhol coûterait plus d'argent que tout ce que je pourrais acquérir dans ma vie ? L'art est peut-être mort le jour où on a eu l'idée de le commercialiser. »




Aller plus loin
Interview en français de Duane Michals par Jennifer Couëlle
http://cielvariablearchives.org/en/component/content/article/583-duane-michals.html 

                                                                 
                                                                                                                         Jean-Christophe Diedrich

jeudi 8 octobre 2015

Volklingen mon amour




A l'instar de la Lorraine, la Sarre a une histoire industrielle riche qui a laissé des traces fortes dans ses paysages..... Cheminées, chevalements et hauts-fourneaux rythment ainsi la ligne d'horizon.  A la fermeture de ces monstres de rouille, la question de leur destin s'est alors posée. 



C'est ainsi que la ville de Volklingen a décidé de conserver son énorme usine sidérurgique désaffectée (devenue patrimoine mondial de l'UNESCO en 1994). Depuis quelques années, on peut admirer des oeuvres de Street Art qui sont régulièrement exposées lors d'une biennale consacrée exclusivement à cette expression artistique qui a le vent en poupe. L'exposition est complétée depuis peu par une série de 30 installations permanentes qui sont désormais disséminées sur l'ensemble des friches industrielles sur près de 100 000 m² !!!!

                                    


Pour revenir à la biennale, près de 80 artistes de Street Art sont exposés cette année.....dont des stars de cet art comme Invader, Jef Aeorosol, C215... la liste des artistes exposés se trouve ici 
Les lieux se prêtent formidablement au Street Art.....qui est devenu depuis une décennie, un art que s'arrache les galeries, les collectionneurs et également de nombreux néophytes. En effet, le Street Art utilise le plus souvent comme sujet  la culture populaire, la culture du monde des jeux ou de l'enfance....tout le contraire d'un art élitiste.


Speedy Grafito, Obey Lix






                                                                                                            Jean-Christophe Diedrich

dimanche 20 septembre 2015

Du pastiche dans The Wedding invitation de Shi Guowei


La scène artistique chinoise est sans aucun doute encore trop méconnue, une pépinière d'artistes suivent pourtant la trace de la star artistique chinoise, Ai Weiwei.

Au détour d'une belle exposition à la Galerie moderne de Milan, j'ai découvert cette oeuvre étonnante et qui est un témoin pertinent de la Chine actuelle. 



Shi Guowei, artiste chinois, né en 1977. Il pratique la photographie retouchée à la peinture. Il produit généralement des compositions de tableaux connus qu’il revisite à la manière chinoise. Il pratique une sorte d’aller-retour entre la culture occidentale et la culture chinoise. Il est ainsi le témoin de l’ouverture culturelle de la Chine… tout en revisitant la propre histoire de son pays. Il vit actuellement à Hong-Kong et expose en Asie mais aussi en Europe. 



Il joue avec bien d’autres œuvres….comme par exemple la naissance de Vénus de Boticelli ou encore les Ambassadeurs d'Holbein.



L’œuvre est un pastiche d’un célèbre tableau de Van Eyck intitulé Les époux Arnolfini (datant de 1434).



Bien sûr, Guowei revisite et recompose ce tableau en le sinisant. Les personnages, le décor évoquent la culture chinoise et plus particulièrement une période difficile de l’histoire chinoise, la Révolution culturelle lancée par Mao en 1966. Celle-ci avait l’ambition d’éliminer toutes les traces du passé. L'héritage du  passé était qualifié de petit bourgeois et donc anti-révolutionnaire.
La femme enceinte a revêtu l’uniforme des gardiens de la révolution. L’homme incarne la Chine du passé : le costume traditionnel, la sagesse de la philosophie de Confucius.
Cette composition se divise donc en deux ensembles qui se confrontent ou s'unissent ? Le passé impérial, traditionnel incarné par l’homme, les vases, le livre, les rouleaux et d’autre part le passé révolutionnaire avec des objets simples, dénués de beauté et de luxe : l’ampoule et l’uniforme et le rideau rouge qui peut symboliser la révolution de Mao. Ce tableau semble vouloir jouer non seulement sur la dualité du passé : la chine impériale et communiste….. Mais aussi par petites touches, Shi  Guowei nous laisse deviner les traces de l’occidentalisation actuelle de la Chine par deux détails par exemple :
Le 1er : l’horloge Ikéa, un standard des objets mondialisés, peut-être fabriqué en Chine.
Le 2nd sont les escarpins à la mode occidentale, de la femme élégante, très féminine.

Enfin, le pastiche s’inspirant d’une œuvre de l’école flamande renforce encore l’idée que la Chine est désormais ouverte aux influences diverses. Est-ce une bonne nouvelle, il semble que la démarche originale de cet artiste y répond en partie. 


                                                                                                                    Jean-Christophe Diedrich

jeudi 14 mai 2015

Street Art à Paris, avec les Hideux de 2nde

Nous n'avons pas dérogé à notre sortie parisienne annuelle avec le groupe des HIDA de seconde.

Après notre parcours Molière à la Comédie française et notre découverte d'Orsay.....M Koch nous a concocté un parcours Street Art sur la Butte de Montmartre.
Au détour de quelques murs, nous rencontrons par hasard des artistes en train de placarder leurs travaux.....
Voici une petite sélection subjective des collages découverts sur les murs de la capitale !



Il s'agit d'un collectif soutenu par la ville de Paris : http://www.paris.fr/accueil/accueil-paris-fr/street-art-le-mouvement-des-parapluies-pour-colorer-la-ville/rub_1_actu_141823_port_24329










Jean-Christophe Diedrich