vendredi 19 septembre 2014

HIDA reprend du service à Vic sur Seille une expo sur les paysages


Les élèves de seconde et de terminale HIDA se sont rendus ce matin au joli musée Georges la Tour de Vic-sur-Seille. Une judicieuse exposition sur les paysages a permis à nos élèves d'appréhender par une sélection d'artistes finalement peu connus, une histoire du paysage depuis la fin du XVIIIème siècle.



Un beau panel de toiles  néo-classiques, romantiques, naturalistes ou symbolistes proposent un beau panorama du paysage au XIXe siècle. 

La concentration est à son comble..... Les postures des visiteurs choisies au mieux....!





Le méconnu Ernest Hébert consacre une belle série sur le paysage, ponctuant les évolutions picturales de ce XIXe siècle...






Selfaysage

A la fin de l'exposition, nous avons salué les deux toiles de Georges la Tour que possède le musée, politesse oblige....






mercredi 14 mai 2014

Les métiers du cinéma, un témoignage d'Elsa Truscello


Les mercredis d'histoire des arts sont très éducatifs....
Nos élèves ont eu la chance de rencontrer une ancienne élève de Rombas qui travaille depuis quelques années dans le cinéma. 





Dans un petit exposé, très illustré, Elsa Truscello a suivi les étapes de la production d'un film : l'idée, le financement, les différents métiers sur un plateau de cinéma, la post-production. Elle nous a, au détour de quelques anecdotes raconté le quotidien et l'organisation d'un tournage : l'ordre, la hiérarchie, les contraintes....deux communautés qui ne se mélangent pas vraiment : les acteurs / les techniciens.
En nous montrant, des photos des décors de ses différentes expériences et notamment celles de l'Ecume des jours, le film de Michel Gondry, dans lequel, elle a travaillé plus de 7 mois. Elle nous a expliqué aussi les impératifs d'un film à gros budget (plus de 20 M d'euros)  qui a justement reçu, cette année le César du meilleur décor.


A la fin de son exposé, elle a raconté son parcours : son entrée à l'IECA (Institut Européen de Cinéma et d'Audiovisuel) de l'Université de Lorraine et sa rencontre décisive avec l'écrivain et réalisateur Philippe Claudel qui l'a embauchée comme stagiaire dans son film, Tous les Soleils.


Depuis cette première expérience, Elsa enchaîne les tournages et les expériences : films, séries TV, clips. Elle aimerait désormais se lancer dans la réalisation.

Un grand merci à Elsa de nous avoir fait partager son parcours, son expérience et sa passion.

JC Diedrich, son ancien professeur, très fier d'elle !



vendredi 7 mars 2014

Oakoak, du Street art de St-Etienne et du monde

L'artiste de Street Art Oakoak nous a accordé un peu de son temps pour répondre à quelques questions sur son travail. 
(Propos recueillis par Jean-Christophe Diedrich)

 
Vous êtes un artiste de ce qu’on appelle aujourd’hui du Street Art, souscrivez-vous à cette dénomination ? Comment définiriez-vous d’ailleurs ce « courant artistique » ?

Alors en considérant que 95% de mes réalisations sont créées à l'extérieur, je pense que la définition peut correspondre. Ma définition du Street Art serait celle de créer quelque chose à l'extérieur et s'approprier l'espace urbain, l'utiliser. Essayer de faire quelque chose qu'on ne peut pas faire sur une toile blanche.

jeudi 6 février 2014

La Cité radieuse de Briey, pèlerinage

Comme chaque année, nous nous sommes rendus en pèlerinage à l'Unité d'habitation de Briey où nous avons pu découvrir les lieux grâce à l'excellente présentation de la responsable de l'association la Rue, Mme Léonard qui a déployé tout son talent pour nous convaincre de la formidable démarche de Le Corbusier.





Dans un exposé vivant et précis, nous avons pu comprendre le concept du Modulor et comment à travers de nombreuses anecdotes, les premiers habitants de la Cité radieuse ont pu vivre dans les années 60 dans un bâtiment aux conceptions résolument modernes.




Un public attentif et studieux, un Sébastien G. très motivé !





                                                                                                                Jean-Christophe Diedrich




samedi 14 décembre 2013

La photographie et le paysage, intervention d'Olivier Toussaint


Cela devient une presque une habitude, le photographe Olivier Toussaint vient nous présenter les photographes qui explorent le thème du paysage.



Il a débuté son intervention en comparant la première photographie de Niepce et le Googlerams de Fontcuberta....histoire de montrer tout le chemin parcouru entre d'une part le première photographe de l'histoire et la photographie plasticienne d'aujourd'hui qui utilise Google pour interroger le statut de l'image à l'ère du numérique.

Nicéphor Niepce, Point de vue du Gras, 1827



Fontcuberta, Googlerams qui est une composition de milliers d'images glanées sur google, 2005


détail de Googlerams de Fontcuberta.



Il a ensuite opposé deux écoles de photographie : 
l'école américaine (dont Ansel Adams est l'un des représentants qui appartient au mouvement F 64 (le précisionnisme) qui défend l'idée d'un paysage qui transcende l'Homme, beau, sauvage et indomptable. 
L'école européenne montre une nature anthropisée, façonnée par l'Homme avec des paysages maîtrisés et plus sages.  Comme par exemple, les paysages d'Albert Renger-Patzche de la Nlle Objectivité.

                                                  Albert Renger Patzch, Das Bäumchen, 1926


L'exposé se termine en évoquant la mission photographique de la DATAR débutée en 1984 qui avait pour but de recenser par de grands photographes la diversité des paysages français. 

Aujourd'hui, les paysages de Walter Niedermayer (Niedermayr), John Davies et de Thierry Girard... offrent des approches différentes.

Walter Niedermayer, The Aspen series, 1996




Avec les paysages numériques de Fontcuberta et ceux retouchés à la palette graphique de Gursky, il semble que l'ère numérique offre de nouveaux horizons aux paysages.




JC Diedrich




lundi 16 septembre 2013

Vues d'en haut, l'exposition du centre Pompidou de Metz


Nous avons eu la bonne idée de visiter l'étonnante et belle exposition Vues d'en haut....qui colle très bien au thème du programme de Terminale, le paysage...

L'exposition offre une variété d’œuvres sur des supports très différents : de la photographie documentaire (Nadar, photographies aériennes de la 1ère GM), aux peintures (Delaunay, Pollock, Egon Schiele, Sam Francis, Gerhard Richter à Marcel Storr à Philippe Coignée ) aux gravures de Grandville, aux maquettes, aux vidéos ou encore aux installations comme Le monde plat.

Ce monde plat (2009) de Claude Closky propose une composition libre de photographies aériennes posées sur une grande table circulaire. Au recto, de chaque image, une photographie de la terre vue du ciel, au verso, l'image correspondante mais à son antipode. La composition évolue avec les manipulations des visiteurs.


 Dans des boîtes de pétri, des petits hommes se déplacent et étonnent....



L'équipe des élèves de Terminale.





Pour cette exposition, Metz Métropole a également commandé à Yann Arthus Bertrand, ce film de la région aussi efficace que vertigineux.


L'année scolaire des "HIDeux" (Pat Koch) débute ainsi sous les meilleurs augures.


Jean-Christophe Diedrich

Bonus : une photographie de notre collègue donnant une explication sur la structure architecturale de Pompidou !


samedi 7 septembre 2013

Portrait de Renée par Beverly McIver




New-York est-elle encore une grande capitale de l'art ? A voir la quantité de galeries dans l'Upper West Side, on pourrait s'en convaincre....Une à côté de l'autre de la 23è à la 25è rue, on retrouve des façades en briques et à l'intérieur de vastes espaces vides aux murs blancs mais surtout un accueil distant d'un personnel branchouille, collé derrière un Mac....bref, ambiance moyenne !
Mais il faut reconnaître que la concentration de près de 150 galeries exposant beaucoup de jeunes artistes de tout horizon donne envie de faire son marché.....Encore faut-il avoir un peu les moyens. 


La Betty Cuningham Gallery expose ainsi une artiste noire déjà confirmée, tout au moins aux Etats-Unis. Bervely McIver est née en 1962 en Caroline du Nord. Elle n'est pas issue d'une famille aisée et a décidé depuis longtemps de se concentrer sur l'exercice difficile du portrait. Elle peint les membres de sa famille mais aussi des autoportraits.



 1- Présentation de l'oeuvre

Titre :  Can you hear  my Silent Scream ?


Support : huile sur toile


Dimension : 38,5 x 40,5 pouces


Auteur : Beverly Mciver
Beverly McIver est née en 1962 à Greensboro, en Caroline du Nord.
Elle étudie l’art à la North Carolina Central University, puis à la Pennsylvania State University où elle obtient une maîtrise, et un doctorat à la North Carolina Central University. Elle est actuellement professeur en Caroline du Nord. Son travail a souvent été récompensé. Son travail tourne autour du portrait, une peinture figurative aux couleurs vives. Elle utilise comme modèle ses proches qui l’inspirent beaucoup.Son autre grand sujet est son propre visage qui n’échappe pas à des représentations sans concession.  



2- Description
Une partie d'un visage d'une femme noire est représentée bouche ouverte. La posture est pour le moins peu académique. On remarque immédiatement qu'au milieu du visage les lunettes offrent un jeu de reflets qui double le regard et le reste du visage. Une sorte de répétition, de dédoublement apparaît au milieu du tableau. Une phrase à peine visible traverse également le visage : Can You Hear my silent Scream….qui est en fait le titre du tableau.
Composition

Un visage débordant du cadre renforce l'impression de gros plan, d'un effet zoom. Le fond est alors presqu’inexistant. Alors que les épaules sont à peine esquissées au bas du tableau.

Les couleurs / la lumière
Les couleurs dominantes sont le marron et les différents dégradés. Le blanc des dents, du chemisier, des yeux rehausse l'ensemble et rythme la composition. Le fond passe du vert à gauche à un bleu réchauffé par quelques touches jaunes et oranges
La lumière provient du devant, effet flash. Mais le jaune à l’arrière de la tête laisse deviner une autre source de lumière.
 
3- Analyse et interprétation
Il est toujours difficile de proposer des interprétations sur une œuvre de portrait. Cependant, les visages racontent souvent des histoires. L’artiste peint sa sœur Renée qui est handicapée mentale et qui depuis le décès de leur mère est sous sa tutelle légale.
Bervely multiplie alors les portraits de sa sœur comme un sujet récurent et obsessionnel mais aussi et sans doute comme une forme de militantisme pour faire accepter le handicap. Elle a par ailleurs réalisé un documentaire sélectionné aux Oscars.
Le titre du tableau interpelle le spectateur.  Renée a des choses à dire, qu’elle pourrait  crier mais le handicap empêche souvent la communication avec les autres. L’artiste à travers cette image donne la parole à sa sœur et laisse exprimer une certaine révolte : un Cri de Munch, version US…







4- Œuvres et artistes à relier au travail de McIver

Ce qui peut relier l’œuvre de MacIver à d'autres artistes comme la romancière Toni Morrisson ou la photographe La Toya Ruby Frazier, c'est la volonté de témoigner de la souffrance de la communauté noire américaine et des femmes en particulier.



        
           Bervely Mciver ne semble pas devoir s'arrêter à ces très bons portraits réalistes et expressifs, d'autres œuvres tendent à montrer que son talent a bien d'autres facettes, les visages grimés de ces derniers portraits, des scènes de la vie quotidienne, des œuvres plus marquées par la détresse sociale sont autant de pistes pour un travail qui tend à gagner en intensité et en profondeur.

 
                                                                                                               Jean-Christophe Diedrich