1939, il décide étrangement de changer de nom : Meyer (qui veut dire fermier) se transforme en Disfarmer....La germanophobie grandissante pourrait aussi expliquer cette décision mais rien n'est moins sûr.
samedi 3 décembre 2011
Mike Disfarmer le photographe misanthrope aux photos humanistes
1939, il décide étrangement de changer de nom : Meyer (qui veut dire fermier) se transforme en Disfarmer....La germanophobie grandissante pourrait aussi expliquer cette décision mais rien n'est moins sûr.
dimanche 28 novembre 2010
Lisette Model, la photographe des gens pas comme les autres
dimanche 26 septembre 2010
1940, l'Amérique en couleur
Jack Whinery, homesteader, and his family. Pie Town, New Mexico, October 1940. Photo by Russell Lee. Prints and Photographs Division, Library of CongressNous avions déjà vu, la guerre en couleur à travers les films de l'armée allemande ou américaine, les photos de Paris sous l'Occupation (qui avait fait couler beaucoup d'encre), la gigantesque librairie du Congrès propose une numérisation de plusieurs dizaine de milliers de photographies.....magnifiques à travers plusieurs collections : les Indiens de Curtis, les photos de la FAS (dont on a déjà parlées), les photos de la guerre de Sécession, les photos des frères Wright etc...
Going and Coming, Norman Rockwell, Diptyque, peinture sur toile, 1947
Homesteader and his children eating barbeque at the New Mexico Fair. Pie Town, New Mexico, October 1940. Photo by Russell Lee. Prints and Photographs Division, Library of Congress
Le Denverpost en a sélectionné et publié 70 dans un format exceptionnel mais pour les autres (1616 clichés), vous les retrouverez sur le site du Congrès.
The Faro Caudill family eating dinner in their dugout. Pie Town, New Mexico, October 1940. Photo by Russell Lee. Library of Congress

On main street of Cascade. Cascade, Idaho, July 1941. Prints and Photographs Division, Library of Congress
Rural school children. San Augustine County, Texas, April 1943. Photo by John Vachon. Prints and Photographs Division, Library of Congress
Women workers employed as wipers in the roundhouse having lunch in their rest room, Chicago and Northwest Railway Company. Clinton, Iowa, April 1943. Librairy of Congress
Young African American boy. Cincinnati, Ohio, 1942 or 1943. Photo by John Vachon. Prints and Photographs Division, Library of CongressJC Diedrich
vendredi 12 mars 2010
N'allez plus à Paris, on a toutes les photos !
Ici le site http://www.paris-26-gigapixels.com/index-fr.html

Merci au photographe Arnaud Frish pour ce projet un peu fou !
Article du supplément de Libération
Le blog du projet
Bien sûr, cela fait penser aux toits enneigés de Paris de Gustave Caillebotte....

JC Diedrich
dimanche 21 février 2010
Les plages d'Agnès

Et puis, il y a la poésie, parfois un peu de grotesque dans les reconstitutions.... mais que j'aime à voir comme du surréalisme belge (ce qui expliquerait sa naissance à Bruxelles ?). Le film ne se prend pas au sérieux, Agnès multiplie les mises en abyme d'images de sa vie, confie, s'interroge, s'amuse de voir le temps qui passe et le temps passé. Raconte ses rencontres avec Jean Vilars ses premières photographies prises à Avignon, ses premiers films et surtout sa rencontre avec Jacques Demy et la lente disparition de son alter-ego.
L'affiche du film donne tout à fait le ton de l'œuvre: une petite vieille femme sur une chaise démesurément haute, sur une plage.

Agnès Varda est une cinéaste rare....et si originale.
Voir l'article des Cahiers du Cinéma
Sa biographie et filmographie
Un long extrait de l'un de ses premiers films : Cléo de 5 à 7
JC Diedrich
mardi 9 février 2010
La photographie de la crise

Un an et demi après, les maisons sont toujours vides.... Certaines le sont depuis cette époque, d'autres depuis bien plus longtemps quand on découvre la décrépitude de certaines.

L'art est donc partout, même dans la crise.....ben ouais...Vive la crise ?

JC Diedrich
jeudi 21 janvier 2010
Concours photos lycéens
Chers élèves,
Voici une idée peut-être pour compléter le long cours sur la photographie....mettre en quelque sorte en pratique :
Le concours photo des lycéens 2010, organisé par le magazine “L’étudiant” a pour thème “Ma vie de lycéen”.
Il est ouvert à tous les lycéens scolarisés en France (lycée d’enseignement général et technologique et lycée professionnel), et dans les lycées français à l’étranger (AEFE/mission laïque) et à eux seulement, du 4 janvier 2010 au 20 juin 2010.
Pour la première édition en 2010, les lycéens sont invités à représenter leur univers quotidien de lycéen en traitant le thème suivant : « ma vie de lycéen ». Les photos, qui pourront être prises dans l’enceinte du lycée ou à l’extérieur, peuvent représenter des activités scolaires, sportives ou culturelles, loisirs, engagements divers, etc. Une grande liberté de traitement est laissée : réaliste, humoristique, poétique, etc. Toutes les techniques sont acceptées ainsi que tous les genres photographiques. Le matériel utilisé peut être varié : téléphone, appareil photo numérique ou argentique, reflex ou compact, etc.
Les photos seront postées sur www.letudiant.fr. Chaque mois les internautes votent sur le site pour leurs trois photos préférées. Fin juin 2010, l’ensemble des photos sélectionnées sera soumis à un jury national qui sélectionnera le « grand prix ».
Les lycéens sont invités à participer à titre individuel, mais peuvent être accompagnés dans leur démarche par un professeur, dans le cadre d’un projet de classe le cas échéant. Les lycéens membres des conseils de vie lycéenne (CVL) pourront également relayer les informations relatives au concours le cas échéant.
Vous trouverez toute l’information sur la page consacrée au concours: le règlement, les prix, les modalités d’inscription.
Voici deux exemples, déjà postés


La photo de neige est de Romain
Celle du manteau bleu d'E-L-S-AH My stydent's life
dimanche 20 décembre 2009
Et Lumière inventa la photographie couleur !
Auguste et Louis Lumière, scène humoristiqueNous avons déjà beaucoup abordé la photographie et avant de passer au cinéma, je voulais évoquer l'invention de la photographie couleur, qu'on appelle aussi à l'époque autochrome.
L'avènement de la photographie couleur est sans conteste une étape importante tant technique qu'esthétique dans l'histoire de cet art.
Famille LumièreCette histoire débute par un nom célèbre de l'histoire du cinéma, Antoine Lumière. Petit peintre, il quitte la capitale en 1861 pour Dôle où il devient photographe. En 1871, il s'installe à Lyon où il prospère grâce aux cartes de visite photographiques. Rapidement, il décide de produire les supports photographiques, l'entreprise grandit encore.
Ses deux fils, Louis et Auguste reprennent le flambeau de l'entreprise familiale : Auguste s'intéresse bien sûr à la fabrication de nouveaux supports mais également à la médecine et l'industrie pharmaceutique. Alors que Louis se consacre à la chimie et aux évolutions techniques de la photographie : à eux deux, les Frères Lumière déposent plus de 300 brevets d'inventions divers (dont le cinématographe).
Le premier brevet concernant le procédé de l'autochrome est déposé en décembre 1903 mais c'est seulement en 1907 que l'invention est enfin exploitée de manière industrielle. Le principe de l'autochrome est en fait compliqué, le support est en verre puis on la recouvre d'un réseau très fin de fécules colorées (vert, rouge-orange et violet) sur laquelle on dépose une émulsion sensible au spectre lumineux visible. Le résultat n'a bien sûr rien à voir avec les photographie d'aujourd'hui puisque le gris est la couleur dominante : ce qui donne une impression de "colorisation" manuelle de la photographie.
Toujours est-il que le succès ne se fait pas attendre : la société Lumière père et fils qui avait un statut de Société anonyme depuis 1891 connaît une expansion considérable : en 1911, elle fusionne avec l'un de ses concurrents et atteint le capital de 6,7 millions de francs.
Pour revenir à l'invention, l'autochrome dominera le marché (limité) de la photographie couleur jusqu'en 1931 date à laquelle, on remplace le support en verre, bien trop fragile par un film en cellulose appelé Filmcolor.
L'autochrome ne dura donc qu'une petite trentaine d'années pour autant, il nous laisse des clichés en couleur très exotiques et très saisissants.....surtout ceux sur la 1ère GM.
C'est aussi au milieu des années 30 qu'apparaîtront les 1er films couleurs chez Kodak et chez Agfa.
Autochromes sur la 1ère GM



Un très joli site dédié entièrement aux autochromes des frères Lumière
JC Diedrich
jeudi 26 novembre 2009
Conférence d'un photographe : Olivier Toussaint

Photo extraite des chemins de l'Ubaye, Olivier ToussaintPour aller plus loin :
Le site d'Olivier Toussaint
Une sélection de photos d'Andreas Gursky , de Pierre et Gilles , de Bernd et Hilla Becher
Une sélection de photos sur les sites d'Yves Trémori , de William Wegmann ou de Cindy Sherman
Andréas Gursky, 99 centsJC Diedrich
mardi 27 octobre 2009
Le ruban blanc n'y allez pas c'est un chef d'oeuvre !
Alors oui, Michaele Haneke a été couronné (en fait palmé) pour ce film, le Ruban blanc.
Je commence par éloigner le spectateur habitué à la facilité ......action, sexe, humour, montage serré, musique tonitruante etc..... Bref, ici rien de cela....
Ce film se mérite. Il est en noir et blanc, en allemand (sous-titré tout de même !) et dure 2 h 24 minutes. Le générique est long et muet...
Alors ? Oui, votre jugement est fait ! Je vais m'ennuyer ! Sauf, si vous décidez de vous laissez emporter dans cette histoire un peu sordide qui se passe dans un village de Prusse orientale à la veille de la 1ère Guerre mondiale. Haneke décide d'entrer dans la communauté villageoise avec l'aide d'un narrateur qui est le jeune nstituteur. Il raconte une série d'événements étranges qui bouleversent la communauté. Des enfants sont battus, des accidents ont lieu et des gens finissent par se suicider ou disparaître. Pourtant, la population apparaît comme tout à fait vertueuse, en se retrouvant dans le temple à écouter le pasteur ou devant le château du baron. Engoncé dans une morale rigoriste les personnages apparaissent un à un comme des hommes soit odieux soit brutaux ou tout simplement piégés par des hiérarchies sociales écrasantes.
Le portrait de cette société allemande à la veille de la Guerre n'est pas une simple description de l'Allemagne qui succombera au nazisme. Non, le message d'Haneke est, me semble-t-il bien plus universel. La vision de l'homme n'est certes pas très optimiste mais rien n'a pu contredire le réalisateur au cours du XXè siècle.
Le propos comme on l'a vu, est intéressant pas seulement parce qu'il est historique mais par son ambition universelle. Il est également servi par des choix esthétiques remarquables. La photographie d'abord....les plans séquences longs sont des photographies qui saisissent ces hommes (comme le photographe allemand August Sander l'a fait durant près d'un siècle, avec un exemple ci-dessous) avec une certaine distance...une certaine pudeur.
August Sander, Young farmers, 1914
Lorsque le veuf entre dans la chambre, le cadavre nu de sa femme apparaît, il s'approche, se recueille mais le mur nous masque les visages, la tristesse et la mort.
Un peu plus loin dans le film, le pasteur décide de corriger par dix coups de verges ses enfants....la caméra reste encore à distance, derrière la porte... et enfin quand le fils responsable du suicide de son père intègre le cortège qui emmène le cercueil, la caméra de Haneke s'éloigne encore afin qu'on ne devine que des ombres qui s'approchent ou rejettent le fils maudit....
Enfin, je n'évoquerai pas ici la scène extraite ci-dessous où le pasteur veut faire avouer à son fils qu'il a fauté parce qu'il se masturbe....on y voit une belle torture morale et un terrible ascendant du père sur ce jeune garçon terrorisé ....
L'autre scène est un dialogue entre une grande soeur et son frère qui tente de comprendre ce qu'est la mort....encore une fois la pudeur et la rigueur des dialogues rendent cette scène bouleversante.
Alors voilà, j'ai beaucoup aimé ce film exigeant d'un point de vu formel mais finalement terriblement fort et beau.
JC Diedrich
jeudi 1 octobre 2009
Un magazine photo en ligne, Purpose

Voici l'adresse de la Revue

Photos de Gérard Dalla Santa (droits réservés)JC Diedrich
dimanche 27 septembre 2009
Willy Ronis, photographe humaniste

Lire la suite
JC Diedrich

















