dimanche 10 mai 2009

Centre Pompidou de Metz, journées Constellations


Voici, l'état d'avancement du Musée Pompidou (mai 2009)


En attendant, l'ouverture du musée Pompidou de Metz, des événements culturels sont organisés de mai à octobre prochain.

Les 14-15 et 16 mai 35 événements gratuits vous sont proposés.

Dont voici le programme

Par exemple, samedi à 21 h30, un spectacle de danse aura lieu dans le parc de la Seille (à côté du futur musée) : un duo entre un danseur et une pelleteuse ! Puis deux concerts de musique électronique.

Des films et des conférences à l'hotel de ville mais aussi dans la galerie : Faux mouvements sont au programme.


Bonne découverte !

vendredi 1 mai 2009

Le dossier pour le bac des précisions





J'ai ici recopié ce qui se trouve dans la note de service du BO n° 28 du 11 juillet 2002.

J'attire votre attention sur le texte que vous devez rédiger pour accompagner votre dossier.... Essayer de vous le faire relire afin qu'il soit bien écrit et sans faute.


Épreuve facultative, toutes séries générales et technologiques

Nature et modalités de l'épreuve
Épreuve orale
Durée : 30 minutes ; temps de préparation : 30 minutes
L'épreuve prend appui sur un dossier préparé par le candidat durant l'année terminale, à partir de son journal de bord.


Dans un premier temps, le candidat est appelé à présenter et à commenter pendant une dizaine de minutes une œuvre choisie par les examinateurs au sein de son dossier. L'exposé est suivi d'un entretien au cours duquel les examinateurs s'attachent à faire apparaître les connaissances acquises par le candidat sur les questions au programme, la portée de son engagement dans les activités suivies au cours de l'année et son intérêt pour les grands aspects de la vie artistique contemporaine.
Du matériel de reproduction sonore et audiovisuelle est mis à la disposition du candidat et des examinateurs.


Le dossier comprend :
- une fiche pédagogique renseignée par le professeur coordonnateur listant les questions traitées en classe dans le cadre de l'ensemble obligatoire et de l'ensemble libre du programme, les travaux pratiques conduits, les relations entretenues avec les foyers de création et les institutions culturelles nationales ou régionales ;
- un bref commentaire du candidat (une ou deux pages) sur le bénéfice tiré de sa participation aux enquêtes, rencontres ou visites faites en terminale ;
- l'étude personnelle, dans le cadre des questions traitées en terminale, de trois ou quatre œuvres appartenant à des domaines artistiques différents.
N'excédant pas une quinzaine de pages, ce dossier est visé par le chef d'établissement et le professeur responsable de l'enseignement. Il comporte le nom de l'élève, de son établissement, l'indication de l'année scolaire en cours et un sommaire avec pagination. Il est remis aux examinateurs une semaine avant la date de l'épreuve.
Les candidats individuels et les candidats issus des établissements scolaires hors contrat d'association avec l'État présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Le dossier, rédigé par le candidat, doit faire état de son travail personnel et de ses activités dans le domaine de l'histoire des arts. Dans ce cas, il n'est pas exigé de fiche pédagogique ou de visa du professeur.


Modalités de l'évaluation
L'évaluation est assurée conjointement par deux professeurs de l'éducation nationale ayant la charge de l'enseignement de l'histoire des arts, dont l'un est spécialiste d'un domaine artistique. Elle s'appuie sur la grille des compétences attendues à l'issue de la classe terminale figurant au programme.

mercredi 11 mars 2009

Compte rendu de l'après midi à la Cité radieuse de Briey


Le Corbusier


Charles-Edouard Jeanneret-Gris, plus connu sous le pseudonyme Le Corbusier, est né en 1887 à La Chaux-de-Fonds. Le Corbusier est architecte, urbaniste, décorateur ou encore peintre ( Nous avons même eu une petite précision sur le fait que le professeur de Charles-Edouard lui à conseillé de garder la peinture pour loisir plutôt que pour métier ). Poussé vers l'architecture, c'est à l'âge de 17 ans qu'il construit sa première villa. Il débute en 1911 un grand voyage, où il passe son temps à faire des croquis des villes qu'il visite. Il va d'ailleurs par la suite utiliser ses croquis pour argumenter ses propos et ses articles publiés. Il est l'un des principaux représentants du mouvement moderne. Il est bien connu pour son concept d'Unité d'habitation, qui est mis en application dans les Cités radieuses.

" Là où naît l'ordre, naît le bien être " Citation qui représente parfaitement les théories de Le Corbusier. Effectivement, la simplicité des formes, l'organisation et la rigueur sont les maitres mots de l'architecte. Pour lui, les matériaux de l'urbanisme sont simples :
- Le soleil
- L'espace
- Les arbres
- L'acier
- Le ciment armé

Le Corbusier a rassemblé ses théories dans 35 ouvrages théoriques écrits entre 1912 et 1966.

" En architecture, je ne serai jamais l'un de vos concurrents, puisque j'ai renoncé à pratiquer l'architecture de manière générale et que je me suis réservé certains problèmes qui mettent en jeu exclusivement des questions de plastique "

C'est après la création de grands nombres de bâtiments et d'infrastructures, que Charles Edouard Jeanneret Gris décède, le 27 août 1965 à Roquebrune Cap Martin.



Les Cités radieuses


" Un évènement révolutionnaire : soleil, espace, verdure. Si vous voulez élever votre famille dans l'intimité, le silence, dans les conditions de nature, mettez-vous à deux mille personnes, prenez vous par la main. Les parcs seront autour de la maison pour les jeux, des enfants, des adolescents et des adultes. La ville sera verte. Et sur le toit vous aurez des maternelles étonnantes. "

Les Cités radieuses ou Unités d’habitation sont un projet de Le Corbusier, qui souhaitait pouvoir faire un village à la verticale. Sa principale idée est de faire tout sur place pour éviter les déplacements. Il existe quatre Cités :
-Cité de Marseille : Première construite, réalisée complètement avec tout ce que Le Corbusier souhaitait y voir : Piscine, école sur le toit, habitations.
- Banlieue de Nantes, unité de Rezé, avec une école, une partie sur pilotis- Banlieue de St Etienne, Firminy avec une école, une église
- Cité de Berlin, mais celle-ci n'a pas les même normes de construction qu’en France
- Cité Radieuse de Briey en Forêt qui est la seule construit avec des crédits HLM et qui ne contient que des habitations.

La Cité Radieuse de Briey


Le projet a commencé à être discuté dès 1950. Le Corbusier a été contacté grâce à certaines connaissances des représentants de la mairie. Ces années après guerre, ont vu, surtout dans notre régions minières, arriver des ouvriers de toute part de l’Europe. L’affluence de ces individus a poussé le maire de Briey à vouloir plus d’habitations au sein de sa ville. Le projet emballe Le Corbusier qui est fasciné par le fait de pouvoir construire en pleine forêt. Les deux éléments essentiels pour lui en matière d’urbanisme sont la nature et la lumière.

Cependant la population de Briey n'adhère pas à ce projet. Le maire défend le projet mais une partie de la population est réticente. Le fait de voir apparaître un grand bâtiment de béton au milieu de leur forêt ne peut pas réjouir tout le monde même si ça peut aider la ville. En 1955, Le Corbusier vient défendre en personne, sur place, le projet.
En 1959, la Cité commence à être construite. Avec un minimum de moyen, l’urbaniste veut donner le plus possible.

Pourtant, cette même année, les défenseurs de la Cité sont battus aux élections. Une nouvelle municipalité anti-Le Corbusier se met en place. Malheureusement, l’Unité d’habitation est vidée de son contenu. Au final, il n’y aura plus que les habitations de fait. L’école sur le toit a bizarrement déplu à certains. Malgré tout, des techniques modernes sont utilisées, comme les ascenseurs.

En 1961, les premiers locataires commencent à arriver dont 60 familles américaines, des soldats stationné en France depuis 1945. Ce sont également des ouvriers, des enseignants et des administratifs qui y logent. La Cité radieuse est un bâtiment très mixte.
En 1966, les familles américaines retournent aux EU suite au départ de la France du traité de l’OTAN. Les premières fermetures des mines et des usines font partir tous les ouvriers. Fin 1970, tout les travaux d’entretien du bâtiment sont arrêtés. A ce moment, le bâtiment est à moitié plein. L’ OPAC voulait faire fuir les gens, pourtant les locataires ne partent pas et portent plainte.
En 1983, l’ OPAC décide d’expulser et de fermer le bâtiment. Ils décident de murer et d’abandonner le bâtiment Les locataires de l’époque lancent une pétition, soutenue par tous les architectes du monde. Un nouveau maire est élu et rejoins les sauveteurs de la Cité en 1987. Le maire se retrouve avec un « paquebot » à restaurer.

L’hôpital Maillot rachète la Cité pour en faire une école d’infirmière. Ils revendent à un promoteur les parties qu’ils n’ont pas besoin. Ainsi, la restauration du bâtiment est effectué, les appartements sont vendus au mètre carré. Les superficies d’origines sont modifiées.
Aujourd’hui, le bâtiment est en co-propriété. Les studios vont de 20 m² à un appartement de 180 m². Il y a un ensemble de 260 appartements. Le premier étage est préservé dans son état d’origine est sera occupé par des artistes. Mais suite à des charges importantes, les artistes ont fait don des appartements à l’association .


La Cité radieuse de Briey, petite descriptif.

Première impression de la rue du première étage :

" On dirait une prison ", " Les portes sont proches les unes des autres " , " Pas de lumière extérieure " , " La lumière est au-dessus des portes " , " La hauteur, la largeur et la longueur de la rue est particulière "

Effectivement, toutes ces impressions définissent bien la rue. Les couleurs des portes, bleues, jaunes, rouges et vertes font rompre la monotonie du couloirs. Les couleurs accompagnent en grande partie l'oeuvre de Le Corbusier. D'ailleurs, on retrouve ces couleurs à l'extérieur, sur le côté des balcons. La lumière éclaire les portes, ce qui donne une impression de semi-clarté. Le Corbusier voulait donner une impression de sérénité. Ce qui n'est pas forcément du goût de tous d'ailleurs. Les mineurs ne vont pas forcément se détendre dans de telles conditions... La hauteur est de 2m 26 ( la mesure a été faite à partir d'un homme le bras tendu ! le pauvre... ), la largeur est de 3 m. Tout a été calculé en fonction du corps humains, d'ailleurs, les meubles de la Cité de Marseille ont été fait en fonction de ceci aussi.

Le sol est, quant à lui fait en bulgomme, ce qui renforce l'isolation phonique.

Le Corbusier veut réellement ramener l'architecture à dimension humaine, pour une raison de sensibilité architecturale mais aussi pour une raison économique.

*****


Par la suite, nous avons découvert l'appartement témoin. Mais d'abord petite question : De l'extérieure, où place t-on les deux chambres, la salle de bain et les toilettes ?

Ahahaa ! Bonne question... Et bien, Le Corbusier a utilisé une méthode d'arrangement originale. Effectivement, d'un côté de la rue, l'appartement est en duplex avec les chambres, les toilettes et la salle de bain au-dessus du " salon " et de la cuisine. Quant à l'autre côté, ces pièces se trouvent au-dessous. Ce qui explique d'ailleurs, le fait que nous avons du monter plus d'escaliers pour accéder au premier étage à l'inverse d'un bâtiment normal.


Le quadrillage du balcon est spécial. Il est fait de façon à ce qu'on puisse voir du balcon à l'extérieur, mais pas l'inverse. Le balcon est en lui même spécial, car il est un peu incliné pour pouvoir ainsi s'appuyer contre et voir toute la forêt environnante.
Les fenêtres ne comportent pas de rideaux, pour la simple raison qu'il n'existait pas de perceuse assez puissante pour faire un trou dans les murs. Ah la modernité, ca nous sert bien quand même...
L'intérieur de l'appartement était, normalement, enduit d'une couleur blanche, mais pas peints. Les plafonds étaient probablement rouges, vu les traces qu'il reste encore sur les hauts des murs. Le sol était, lui, noir. Sympathique les couleurs tout de même.

Les cloisons de séparation au niveau de l'étage dans les chambres étaient en bois et amovibles.


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La Cité radieuse était un lieu de contact entre tout les habitants. Pourquoi ? Parce que tout simplement les gens n'hésitaient pas à laisser leur porte ouverte. La mentalité " peace and love " des années soixante ne pouvaient pas laisser la Cité sans reste. On pouvait voir les jeunes enfants jouer dans les rues, faire du rollers ou apprendre à faire du vélo. La rue était souvent un lieu de fête et de retrouvailles entre voisins.

Aujourd'hui, la sécurité prédomine. Les portes sont closes, mais au fur et à mesure, on peut voir refaire surface les fêtes dans les rues. Comme à Nouvel An, où toutes les tables étaient dans la rue pour fêter la nouvelle année ensemble.

Avouez, vous ne vous etiez pas attendu à voir ce genre de bâtiment et vous n'auriez jamais qualifié cela de Cité radieuse !


Pour les photos c'est par ici http://www.bellapix.com/expos/public/viewer.php?current_album_oid=ALBUM49bbaa4fae41c

Céline


dimanche 8 mars 2009

Cité radieuse de Briey






























En attendant le compte-rendu de Céline voici quelques photos....et les détails des portes de la Rue.

dimanche 18 janvier 2009

Constitution d'un dossier pour le bac

Nous avons évoqué ce vendredi la constitution d'un dossier qui servira de support pour l'oral du bac. Il comportera analyse de 3 ou 4 œuvres qui doivent correspondre au programme, autour de deux thématiques: les avant-gardes dans l'art 19-20è siècle et de l'internationalisation de l'art à sa mondialisation.


Cliquez ici pour voir des exemples d'œuvres choisies dans d'autres académies durant les sessions précédentes : le 2è thème était différent mais vous pouvez pêcher quelques idées.



Je rappelle les consignes que je vous avez distribuées :

NATURE ET MODALITÉS DES ÉPREUVES

Nature et modalités de l’épreuve : oral de 30 minutes ; temps de préparation : 30 minutes


L’ épreuve prend appui sur un dossier préparé
par le candidat durant I année terminale, à partir de son journal de bord.

Dans un premier temps, le candidat est appelé à présenter et a commenter une œuvre choisie par les examinateurs au sein de son dossier.

Dans un second temps : L'exposé est suivi d'un entretien au cours duquel les examinateurs s'attachent à faire apparaître les connaissances acquises par le candidat sur les questions au programme, la portée de son engagement dans les activités suivies au cours de l'année et son intérêt pour les grands aspects de la vie artistique contemporaine. Du matériel de reproduction sonore et audiovisuelle est mis à disposition du candidat et des examinateurs.

Le dossier comprend :

1- une fiche pédagogique renseignée par le professeur coordonnateur listant les questions traitées en classe dans le cadre de l'ensemble obligatoire et de l'ensemble libre du programme, les travaux pratiques conduits, les relations entretenues avec les foyers de création et les institutions culturelles nationales ou régionales.

2- un bref commentaire du candidat (une ou deux pages) sur le bénéfice tiré de sa participation aux enquêtes, rencontres ou visites faites en terminale ;

3- l'étude personnelle, dans le cadre des questions traitées en terminale, de trois ou quatre œuvres appartenant à des "domaines artistiques différents.

N'excédant pas une quinzaine de pages, ce dossier est visé par le chef d'établissement et le professeur responsable de l'enseignement. Il comporte le nom de l'élève, de son établissement, l'indication de l'année scolaire en cours et un sommaire avec pagination. Il est remis aux examinateurs une semaine avant la date de l’épreuve.

dimanche 11 janvier 2009

La figuration narrative ce n'est pas du Pop Art à la française !

Bernard Rancillac, Bloody comics, 1977




On connaît l'expressionnisme, le symbolisme, la peinture figurative mais la figuration narrative reste un mouvement encore peu connu du grand public.


Pourquoi cette méconnaissance et quels sont les principes de ce courant pictural ?


Naissance et polémiques
Le mouvement voit le jour en 1964 à l'occasion d'une exposition intitulée "mythologies quotidiennes" au musée d'art moderne de Paris. Ce mouvement apparaît au moment où l'abstraction connaît un déclin alors que la BD, le cinéma et la photographie s'imposent comme des arts à part entière.
La technique et les thématiques s'apparentent quelque peu au Pop Art. Pour distinguer la figuration narrative, Gérard Gassiot-Talabot, l'un des artistes du mouvement explique que son mouvement n'a pas rompu "avec les moyens picturaux traditionnels" alors que "le Pop Art a choisi l'évidence brutale du sujet, sans interprétation plastique".
La figuration narrative tente également de prendre en compte l'image de masse de la société de consommation. Mais la critique n'est pas tendre et dénonce cette jeune génération d'artistes comme étant seulement justement à la remorque même du Pop Art....
Toujours Gérard Gassiot-Talabot cherche alors à théoriser encore le mouvement en définissant quatre types de narration: l'anecdotique, l'évolutive, les scènes cloisonnées et la juxtaposition de plans temporels.

Une nouvelle génération de peintres

Dîner de vernissage de l'exposition "Mythologies quotidiennes", 1964

Plus de 34 peintres participent à la première exposition "mythologies quotidiennes" dont Rancillac, Télémaque, Arroyo, Klasen, Martial Raysse ou Niki de Saint Phalle.
Tous ont en commun d'explorer un nouveau figuratif en s'inspirant de l'actualité de l'époque, de la société de consommation et de son nouvel univers matériel mais également en allant puiser dans les tableaux du passé, des figures ou des attitudes. L'entremêlement des techniques et des influences constituent avec la narration la recette de ce mouvement qui ne va durer qu'une petite quinzaine d'années.

Une peinture qui se politise
Les sujets choisis par ces peintres sont de plus en plus inspirés de l'actualité et d'une certaine manière d'une prise de position : la guerre du Vietnam inspire, Cuba ou l'IRA également. En 1968, les ateliers populaires des Beaux-Arts voient une large participation des peintres de cette école dont Fromanger, Rancillac ou Arroyo.

Gilles Aillaud, la bataille du riz, 1968.

Le mouvement semble connaître ses derniers avatars quand le peintre Géard Gassiot-Talobot réunit une nouvelle fois tous les artistes à l'occasion d'une nouvelle exposition intitulée " Mythologies quotidiennes 2" en 1977.


Sources : Bergerot Anne, Catalogue de l'exposition sur la figuration narrative, Paris 1960-1972, au Grand Palais 16 avril - 13 juillet 2008.


Voici quelques tableaux qui ont attiré mon attention :


Eduardo Arroyo, Grand pas du St-Bernard, 1965


Equipo Cronica, Las Meninas...... revisitées.


Fromanger, Boulevard des Italiens
Hervé Télémaque, Banania n°3, 1964


Jean-Christophe Diedrich


dimanche 23 novembre 2008

Pierre August COT, l'orage ô désespoir




I) Présentation de l’oeuvre

Titre : L’orage

Peintre :Pierre-Auguste COT, peintre académique né le 17 février 1837, et décédé en juillet 1883. Ayant fait ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse puis de Paris où il est l’élève de peintres tels que Alexandre Cabanel, William Bouguereau,… Il deviendra populaire à la fin des années 1870 où il fera ainsi partie du jury du Salon de Paris et du Prix de Rome

Date de réalisation : 1880

Type de l’œuvre : un tableau

Support : toile

Dimensions : 234.3/156.8cm

Lieu de conservation: Metropolitan Museum of art (New York)

Genre: Allégorie

Contexte historique: nous sommes en plein dans la période de l’Académiste. C’est à ce moment que les Impressionnistes multiplient les expositions et commencent à intéresser certains vendeurs d’art. Toutefois l’Académiste s’oppose fermement à l'impressionnisme.

II) Analyse techniques de l’oeuvre

Il y a deux personnages, un jeune homme et une jeune femme courant et tenant au dessus de leurs têtes une couverture ocre. Le jeune homme est torse nu et il est vêtu d’une sorte de « pagne » en fourrure avec à sa ceinture bleue une trompe que l’on pourrait désigner comme une trompe de chasse. Il tient la jeune fille par la taille. Cette jeune fille est quant à elle, vêtue d’une longue robe blanche transparente, et elle a une peau très blanche, laiteuse et elle jette un regard inquiet vers l’arrière . Ils sont tous deux pieds nus. Le fond du tableau est sombre on ne distingue pas ce qui les entoure sauf deux petit buissons ainsi qu’une souche d’arbre. On voit aussi qu’ils sont sur un petit chemin de terre.

La composition : Elle est équilibrée et tourne autour d’un axe de symétrie. L’œuvre a un « axe » en triangle qui va des pieds des personnages à un peu au dessus de leurs têtes.

La technique utilisée : C’est un tableau à la peinture à l’huile

Le dessin : Ce tableau est très net, les contours et les traits sont très réalistes et fins. La texture de la peau des personnages est lisse et minitieuse.

Les couleurs : Elles sont plutôt traditionnelles, des couleurs froides, sombres, avec beaucoup de touches d’ocre. Avec des nuances de couleur dans le fond sombre. Il y a une dominance du noir et du beige. Avec une touche de blanc présente dans la robe de la jeune fille.

La lumière : Le petit chemin sur lesquels ils courent est très illuminé ce qui est contrasté par le sombre et le noir du fond du tableau. Les deux personnages sont aussi très éclairés. On pourrait penser qu’un mince rayon de soleil les éclaire a travers les nuages noirs. Les deux personnages ont des couleurs chaudes sauf la ceinture du jeune homme qui est bleue nuit.

II) Interprétation de l’œuvre

Le sens de l’œuvre : Le mouvement des deux personnages pourrait nous faire penser qu’ils sont « poursuivis », par un orage avec le mouvement du vent dans leur couverture tendue au dessus de leur tête qui est rabattue avec la force de celui-ci. De plus, le temps est très couvert à cause de cet orage car le ciel et le lieu où ils sont très sombres, noirs. On n’aperçoit rien du lieu qui les entourent sauf ce qui est au ras du sol pouvant nous faire ainsi penser qu’ils sont sur un sentier au milieu des bois ou entouré d’arbres et d’arbustes de toutes sortes. On remarque aussi qu’elle jette un regard derrière eux comme si ce qui les « poursuivait » se rapprochaient de plus en plus alors que lui la regarde, elle avec un regard plein de tendresse et d’amour.

On peut aussi être invité à penser que ses deux jeunes gens étaient dans ce coin tranquille pour consommer leur amour comme pourrait nous le montrer la couverture leur servant d’abri de fortune. On peut ainsi penser que la jeune fille est l’allégorie de l’amour et de la tentation avec sa peau laiteuse et ses courbes idéales de l’époque et qu’ici l’orage est l’interdiction, la vertu et la raison les poussant à retourner chez eux.



Fleur D