mercredi 12 novembre 2008

Sortie au musée des Beaux-Arts de Nancy


Notre visite guidée du musée des BA de Nancy sur le thème de l'avant-garde a été je crois très instructive....
En tout état de cause, vous aviez l'air intéressé si on en croit les photos !

Analyse d’une œuvre
"Un dimanche après-midi sur l’île de la Grande Jatte"




Georges Seurat (Paris, 1859 - 1891) est issu d'une famille bourgeoise. Il fut formé à l’école des Beaux-Arts à Paris. Sa formation le conduisit à lire de nombreux livres scientifiques sur la peinture. Ami de Paul Signac, il devient le principal représentant des néo-impressionnistes. Ces peintres veulent donner une base scientifique à leur art.
En 1884, G. Seurat expose La Baignade, au Salon des Indépendants, qu’il a fondé avec Signac suite au refus d’un des tableaux de Seurat par le Salon. En 1886, il expose Un dimanche après-midi à la Grande Jatte. G. Seurat travaille longuement sur chaque toile, il multiplie les études et les dessins préparatoires. Un dimanche après-midi à la Grande Jatte lui demande 2 ans de travail. Georges Seurat meurt à 31 ans des suites d'une angine.



I. Présentation de l’œuvre


Titre de l’œuvre : Un dimanche après-midi à la Grande Jatte
Auteur : Georges Seurat
Date de réalisation : 1884 – 1886
Lieu de réalisation : dans un petit atelier
Type de l’œuvre : tableau
Support : toile
Dimensions : 207.6 x 308 cm
Lieu de conservation : Art Institute, Chicago
Genre : scène de la vie quotidienne parisienne
Contexte historique : A la fin du XIXe siècle, l’Europe est en effervescence. Les découvertes scientifiques accumulées au cours du siècle ont entraîné une véritable révolution technique, à la source d’un développement économique sans précédent.



II. Analyse technique de l’œuvre

Description de l’œuvre


Sur ce tableau de Georges Seurat, on peut voir de nombreux personnages : hommes, femmes et enfants de différentes classes sociales qui se détendent au bord de l’eau, sur l’herbe et sous des arbres. Les personnages se promènent, se reposent ou jouent à l’île de la Grande Jatte.
La Grande Jatte est une île de la Seine dans la banlieue à la fois résidentielle et proche de la capitale, d’où la présence de classes sociales totalement opposées. Sur ce tableau, des animaux sont aussi présents : il y a des chiens et un singe qui symbolisent, eux aussi les différentes classes sociales.
L'île de la Grande Jatte était un lieu de loisir et de promenade pour les parisiens de la fin du XIX° siècle. En 1880, Asnières était une banlieue aisée. Sur l'autre rive, Levallois-Perret était une banlieue ouvrière. L'île de la Grande Jatte est un lieu de rencontre entre ces deux mondes. A la fin du XIX° siècle l'île de la Grande Jatte est un lieu de loisir où les rencontres amoureuses sont nombreuses.


La composition


Au premier plan, on voit un couple de bourgeois élégamment habillés à la mode des années 1880.La femme tient un singe en laisse, symbole de la luxure, ce qui peut laisser supposer qu’elle était une femme de jJie.
A gauche du tableau, un ouvrier, que l’on reconnaît par la simplicité de son habit, est allongé dans l’herbe et fume une pipe. Il semble pensif.
A côté de lui sont assis un bourgeois et une femme en train de broder. Son matériel est à côté d’elle.
Deux chiens représentent deux classes différentes : le petit chien, la bourgeoisie et le chien noir la classe ouvrière.
Une femme regarde vers la Seine en se protégeant du soleil par une ombrelle pendant qu’une autre compose un bouquet de fleurs. Son chapeau et son ombrelle sont à coté d’elle.
Ces personnages se trouvent à l’ombre des arbres.
Au second plan, une femme protégée par son ombrelle se promène tranquillement avec sa fille. Elles sont soigneusement vêtues et coiffées.
Une infirmière, reconnaissable à ses vêtements discute avec un homme.
Une femme pêche sur le rivage, habillée à la dernière mode.
Derrière l’infirmière, un homme debout joue de la musique avec un cuivre, qui est un instrument populaire de fanfare. Il est vêtu modestement.
Dans le fond du tableau, des couples se promènent, s’enlacent, une fillette joue, deux soldats marchent.
Ces personnages se trouvent à la lumière du soleil.
Sur la Seine, quatre hommes font de l’aviron. A l’avant de l’embarcation, une femme se protège du soleil avec son ombrelle.


Technique utilisée : juxtaposition de touches très fines, de pigments purs (peinture), utilisation d’un mélange optique .

Le dessin : tableau légèrement flou dû à la technique utilisée utilisé par le peintre (divisionnisme, pointillisme). Le contour du tableau a été réalisé de la même façon.

Les couleurs : touches de couleurs pures : bleu, rouge et jaune juxtaposées pour obtenir les diverses tonalités sans perdre de la luminosité.

La lumière : Au premier plan, il y a peu de luminosité car les gens sont situés sous des arbres. Au deuxième plan, les personnages sont au soleil et leurs ombres contrastent avec la luminosité. Au troisième plan, il y a une forte luminosité. Le soleil se reflète sur l’eau, ce qui renforce l’effet de lumière. Le ciel est très clair et ensoleillé. La lumière est très réaliste et vient de la gauche du tableau.



III. Interprétation de l'oeuvre

Les peintres pointillistes, dont Seurat, veulent donner un rôle social à leurs œuvres. C’est ce qu’il va faire dans sa toile « Un dimanche après-midi à l’Île de la Grande Jatte ». Il nous annonce déjà ce rôle dans le titre de son œuvre. Tout d’abord, il choisit un dimanche car c’est un jour de repos, de détente, de loisir et de promenade où l’on ne travaille pas. Ensuite, l’Île de la Grande Jatte est une île située au bord de la Seine à l’ouest de Paris. Elle était à l’époque un lieu où se retrouvait tout les bourgeois et ouvriers parisiens.
Cette œuvre se rattache donc au courant artistique du Néo-impressionnisme de 1886. Seurat veut que son tableau dégage une impression de maîtrise totale et de suspension du temps pour un moment de beauté, de paix et de silence.
Les contemporains trouvent que la technique du pointillisme qu’emploie Seurat ( son principe est de diviser les couleurs en petits points se mélangeant optiquement, ce qui donne une impression de forte luminosité ) rend cette œuvre froide. Les personnages sont raides. Cette raideur marque le manque de communication entre les classes sociales. Le peintre souhaite recomposer pour la première fois de l’histoire de l’art le plein air d’une façon scientifique.
Cette œuvre est innovante, car elle marque l’apparition d’un nouveau courant : le pointillisme ou le divisionnisme.


Interprétation de Laure : J’apprécie ce tableau car il est très lumineux avec beaucoup de contrastes et les personnages de cette toile occupent bien tout l’espace. Il se dégage de ce tableau une atmosphère paisible et relaxante. Les personnages y sont presque au repos et la nouvelle technique de peinture utilisée donne encore plus de prestige à cette œuvre. Seurat innove avec son « art-science » et c’est une réussite…


Interprétation de Laura : Pour moi, la technique du pointillisme qu’il utilise donne une sensation de calme, posé, paisible. Tout est rectiligne, bien tracé, faite de formes géométriques.

Interprétation d’Angela : Cette œuvre, malgré sa multitude de personnage, est pour moi troublante étant donné que les personnages de différentes classes s’ignorent comme s’il n’était que question d’argent pour communiquer.

dimanche 9 novembre 2008

La nuit étoilée, Vincent Van Gogh



I) Présentation de l'œuvre :


Titre de l’œuvre : La nuit étoilée

Auteur : Vincent Van Gogh

Vincent Van Gogh, né le 30 mars 1853 à Groot Zundert, dans le Brabant Septentrional, était le fils d'un pasteur protestant. Dès l'enfance, Van Gogh fit preuve d'un tempérament lunatique et agité qui devait, tout au long de sa vie, contrarier ses projets. A partir de 1869, Van Gogh devint commis dans une galerie d'art mais, passionné par la lecture de la Bible, Van Gogh négligea son travail et dut finalement l'abandonner en 1876. Sombres et presque monochromes, ces premières œuvres expriment avec rudesse la pauvreté et la misère des mineurs auxquels il s'attacha avec une ferveur. En 1886, Vincent Van Gogh s'installa à Paris et vécut avec son frère Théo qui dirigeait une petite galerie de tableaux. Il fit rapidement connaissance des jeunes peintres qui animaient les mouvements artistiques les plus innovants. Influencé par l'œuvre des impressionnistes et par celui d'artistes japonais tels Hiroshige et Hokusai, son style évolua sensiblement à cette époque. Les couleurs s'éclaircirent, les touches de pinceau, qui furent apposées suivant une technique plus étudiée, suivaient souvent la forme de l'objet représenté. Dès 1888, il adopta des teintes franches et brillantes, présentes dans les tableaux de ses amis français.

En février 1888, il quitta Paris pour le Sud de la France où il peignit des paysages et des scènes de genre de la vie méridionale. L'artiste, installé à Arles, commença à employer des touches courbes, tourbillonnantes et des couleurs pures : le jaune, le vert et le bleu en particulier. Tout phénomène visible, peint ou dessiné par lui, semble être doté d'une vitalité physique et spirituelle. Dans son enthousiasme, Vincent Van Gogh persuada Paul Gauguin, qu'il avait rencontré à Paris, de le rejoindre. Après moins de deux mois de travail commun, leur relation se détériora gravement et s'acheva par une dispute célèbre au cours de laquelle il menaça Gauguin avec un rasoir. La même nuit, il se trancha une oreille. Quelques mois plus tard, il entra de plein gré à l'asile de Saint-Rémy-de-Provence où il peignit avec acharnement. De cette période date un grand nombre de chefs-d'œuvre, dont les Blés jaunes (1889, National Gallery, Londres), la Chambre de Vincent à Arles (1889, Musée d'Orsay, Paris) et la Nuit étoilée (1889, Museum of Modern Art, New York).

En mai 1890, l'artiste quitta le Midi et rejoignit son frère Théo à Paris et quelques temps après, le 27 juillet 1890, il se tira un coup de revolver et décéda deux jours plus tard.

Date de réalisation : 17-18 juin 1889

Type de l'œuvre : Tableau post-impressionniste / Huile sur toile

Dimensions :
73.7 × 92.1 cm

Lieu de conservation :
The Museum of Modern Art, New York

Genre :
Paysage

Contexte historique :
Le 8 mai 1889, pleinement conscient de son état suicidaire, il quitte Arles, ayant décidé de lui-même d'entrer dans un asile près de Saint-Rémy-de-Provence où il va y rester pendant une année. Son état varie de la dépression profonde aux phases de rémission et d’activité intense, qui entraînent de nouvelles modifications de son style : il donne à ses tableaux les mouvements mêmes de sa pathologie…. Ainsi, les peintures de la période où il a vécu à Saint-Rémy de Provence sont souvent caractérisées par des remous et des spirales. Aussi, à diverses périodes de sa vie, Van Gogh a peint ce qu'il voyait de sa fenêtre, notamment à la fin de sa vie avec une grande série de peintures de champs de blé qu'il pouvait admirer de la chambre qu'il occupait à l'asile de Saint-Rémy.


II) Analyse technique de l'œuvre :


Description de l'œuvre : C’est par une belle nuit étoilée que Vincent Van Gogh a dû peindre ce tableau. En effet, nous pouvons d’abord apercevoir un cyprès se découper devant un petit village pas totalement endormi : l’arbre est large à sa base, mais devient de plus en plus filiforme à mesure qu’il grandit dans le ciel. Un clocher se profile derrière les habitations, accompagné de quelques arbres et d’une imposante colline. Le ciel lui, semble tourmenté par des voluptes de lumière, ou peut-être par le vent, représenté par des vagues pareilles à celles des océans. La lune et onze étoiles sont entourées par des halos de lumière, qui confèrent au tableau une atmosphère mystique.

La composition :

Malgré les apparences, la composition du tableau est plutôt bien structurée et se découpe en trois parties. Au premier plan, un cyprès se développe sur près de la moitié du tableau. Au deuxième plan se trouve un petit village et se dessine au troisième plan un beau ciel étoilé.

La technique utilisée : C’est une peinture à l’huile.

Le dessin :
Van Gogh a peint ce tableau avec d’épaisses touches, très visibles et plutôt hachées. Nous pouvons supposer que le peintre a construit son tableau sur plusieurs couches de peinture avant le résultat final. Avec cette œuvre il a voulu, comme dans nombre de ces tableaux, exprimer un sentiment à travers les couleurs et le mouvement de ses pinceaux.

Les couleurs : Nous pouvons voir que ce tableau est dominé par des nuances de bleus, qui représentent la nuit. Des verts foncés sont exploités pour dessiner les arbres et les maisons. Les seules couleurs chaudes, plutôt jaunes de l’œuvre, ont été peintes en petites touches pour les lumières des fenêtres, les étoiles, la lune et les voluptes du ciel.

La lumière : La lumière principale provient de la lune, qui se trouve en haut à droite du tableau. Il n’y a pas vraiment de zones d’ombres puisque le ciel est lui-même illuminé par diverses étoiles et que le village compte encore quelques maisons éclairées, malgré l’heure apparemment tardive.


III) Interprétation de l'œuvre :


Ce tableau a été réalisé dans la période pendant laquelle Van Gogh se trouvait à Saint-Rémy de Provence, dans un asile, lorsqu’il se soignait de son état dépressif. Je pense que ce paysage représente bien l’esprit suicidaire de ce peintre… en effet, la vision du monde de chaque personnes étant différente, celle de Vincent Van Gogh devait être plutôt chaotique, apocalyptique et mouvementée, au vu des touches de peinture qu’il produit sur ce tableau. Il veut transmettre son sentiment de malaise à travers cette œuvre.

J’ai choisi ce tableau pour la beauté de ces couleurs, le panorama magnifique et la technique utilisée pour représenter ce paysage. Une sorte de mystère émane de cette peinture, et la nuit renforce encore plus le caractère de celle-ci. D’ailleurs, cette œuvre a remporté un vif succès après la mort de Van Gogh, remportant tous les suffrages.


Emilie Thibo

jeudi 6 novembre 2008

Le Cirque


Biographie: Né le 2 décembre 1859 à Paris, Georges Seurat est un peintre, inventeur du néo-impressionnisme (qui vient après l'impressionnisme), très mystérieux. D'une part, il a fait entrer la science dans la peinture moderne en utilisant systématiquement la division optique dans ses toiles, ainsi que le nombre d'or. Il connaissait tellement bien le prisme chromatique qu'il pouvait travailler dans le noir, en plaçant de mémoire ses points de couleurs les uns à coté des autres. L'une de ses réalisations majeures est Le Cirque, peint en 1890. Ce n'est pas sa plus belle œuvre mais elle est la mieux connue des parisiens car elle est exposée au Musée d'Orsay.Il meurt le 29 mars 1891 à Gravelines.


  1. Présentation de l'oeuvre:

Titre de l'oeuvre: Le Cirque

Auteur: Georges Pierre Seurat

Date de réalisation: entre 1890 et 1891

Type de l'oeuvre: tableau

Support: toile

Dimensions: 1,53m x 1,86m

lieu de conservation: Musée d'Orsay, deuxième étage – section 45, PARIS

genre: scène de la vie historique, tableau néo-impressionniste

contexte historique: fin XIXème siècle



  1. Analyse technique de l'oeuvre:

Description de l'œuvre:

Le Cirque de Seurat représente une partie d'un cirque où se déroule le spectacle. Sur la piste évoluent une écuyère sur un cheval blanc, un dompteur muni de son fouet, un clown derrière lui qui semble le parodier, un acrobate et, de dos, un autre clown sur le premier plan qui semble régler la scène. La scène se situe sur le second plan, et les gradins sur l'arrière plan. La tenue vestimentaire et l'attitude des spectateurs caractérisent différentes classes sociales; sur les premiers gradins, les plus beaux et les plus voyants, les spectateurs de première classe portent fourrures, chapeaux haut-de-forme et sont bien habillés. Derrière eux se situe le public de seconde classe, vêtu plus modestement et installés sur des banquettes moins reluisantes. Enfin, les personnages tout en haut sont des garçons à casquettes et des filles accoudés à la balustrade. On peut apercevoir sur la droite du tableau, une entrée qui semble être celle des spectateurs. Une foule se tient d'ailleurs à cet endroit, comme si elle attendait le prochain spectacle pour entrer. Enfin, l'œuvre a été peinte avec un cadre d'un bleu foncé, sans doute pour délimiter la scène.

De nombreux artifices de composition permettent de guider le regard, introduire le spectateur, créer une dynamique... Seurat présente ici trois plans différents, sans pour autant vouloir créer de perspective. Celle-ci est d'ailleurs improbable ici, impliquant l'absence de lignes de fuite. La profondeur est faîte par le personnage du premier plan, la superposition des gradins ainsi que cette ouverture sur la droite, mais Seurat ne semble pas vouloir la restituer; les personnages des gradins ont presque tous la même taille. Cette œuvre est une peinture à l'huile, qui ne fût pas la plus jolie de l'artiste mais dont il était très fier. Le dessin n'est pas très nette, certaine partie comme l'arrière plan sont très flou, cela en fait une image de qualité faible.

Quant aux couleurs, celles-ci sont très pâles, assez clairs, et appartiennent surtout aux couleurs chaudes pour ce qui est du spectacle. Quelques couleurs froides se font ressentir chez les spectateurs et les gradins, mais elles ne sont pas majoritaires. On voit beaucoup de couleurs primaires tel que le rouge et le jaune, couleurs qui dominent cette œuvre. Celle-ci est ainsi faîte de petits points de couleur pure. De plus, l'artiste délimite le tableau et isole la scène par son cadre sombre, peint directement sur la toile par Seurat ce qui implique un découpage arbitraire: le spectateur ne connaît pas tout le spectacle. Pour la lumière, le peintre utilisa son style de peinture pour créer une lumière artificielle qui se trouve un peu partout dans le tableau, illuminant alors d'avantage la scène du numéro de l'écuyère.

III. Interprétation:

Sens de l'œuvre:

Seurat représente ici un plaisir populaire qui fût fréquemment représenté dans les années 1880, en particulier par Renoir et Toulouse-Lautrec. Il met cependant en évidence les différences sociales à travers son œuvre : la superposition des spectateurs est l'occasion d'illustrer la diversité sociale et ses inégalités. L'organisation rigide de cette partie du tableau contraste d'ailleurs avec la souplesse du premier plan. Comme pour d'autres tableaux, Seurat fit le choix de peindre l'encadrement avec la même technique divisionniste que le reste de l'œuvre, mais de couleur plus sombre afin de faire ressortir la vivacité des tons de la toile. Seurat s'est inspiré de Degas, à la fois photographe et peintre impressionniste, ainsi que de la photographie en elle-même pour créer son tableau. Son œuvre est faîte de petits points de couleur pure, afin de décomposer cette couleur. Il voulut créer par là une représentation du mouvement par les acrobaties des personnages lors d'un instant précis, notamment lors du numéro de l'écuyère en second plan. C'est une représentation que l'on peut retrouver dans la plupart de ses œuvres. Celle-ci serait en fait une représentation réelle, qu'il aurait essayer de reproduire dans un cirque nommé cirque Fernando (futur cirque Medrano).


Il créa cette œuvre entre 1890 et 1891, avec une telle ambition qu'il y travaillait jours et nuits, sans relâche. Son but premier était surtout de l'exposer au Salon des Artistes Indépendants, afin qu'elle soit remarquée et commentée par Puvis de Chavannes, maître du symbolisme qu'il admirait. Mais Chavannes passa devant sans même un regard, et Seurat en aurait fait une crise d'apoplexie quelque temps après... Il mourût prématurément en 1891 à cause d'une violente angine, mais peut-être qu'il n'a tout simplement pas supporté son manque de reconnaissance et qu'il en est décédé. Ceci impliqua que sa toile resta inachevée, bien qu'elle semble être complète.

L'œuvre fait donc partie du mouvement néo-impressionnisme, vers la fin du XIXème siècle. Son oeuvre est assez connue, car elle est maintenant encore exposée au Musée d'Orsay.



Travaille effectué par JEANDOT Morgane, KRAWIES Martin et MANGIN Florian.

Impressionnisme et fauvisme



Voici un tableau impressionniste de Claude Monet, La rue Montorgueil à Paris (1878).

Trouvez un peintre fauve (voir la liste) ayant traité d'un sujet similaire.

Une récompense sucrée au 1er qui trouve !!!

L'univers est suspendu à un baiser, l'univers tient dans un baiser. Zalman Chneourl


Le Baiser, Gustave Klimt



I . Klimt , Qui est-il exactement ?



Le 14 juillet 1862 est né de Gustav Klimt à Baumgarten (banlieue de Vienne, Autriche). Son père, Ernest Klimt est orfèvre ciseleur et sa mère, Anna Finster mène une carrière lyrique .A ses 14 ans Klimt devient élève à l'école de arts et métiers du musée d'art et d'industrie de Vienne. Pour gagner sa vie, se faire de l’argent de poche et payer ses études il réalise des portraits d'après photographie. En 1882 : il collabore avec les architectes Fellner et Helmer, spécialistes de projets de théâtre puis un an après en 1883 Klimt finit ses études : il ouvrit un atelier avec son frère et un autre peintre.


Les 3 artistes réaliseront de nombreuses œuvres communes, notamment des fresques pour des salles de théâtre. Klimt voyagea beaucoup notamment en Roumanie. En 1885 le groupe assure la décoration de la villa Hermès et celle du théâtre national de Fiume, ainsi l’année suivante le style de Klimt commença à se différencier. En 1889, l’artiste voyagea à travers l’Europe et à son retour en 1891 il fut chargé des esquisses pour la décoration de l'Aula Magna (le grand amphithéâtre de Vienne)

En 1892 : le frère avec lequel Klimt avait fondé l'atelier décède. Klimt aura du mal à s’en remettre, il lui faudra alors quelques années. C’est alors qu’en 1895 il débuta dans sa période symboliste (Thèmes : Amour et musique).
Klimt entre dans un période très productive au début de l’année 1897 : création de nombreux tableaux et d'environs 4000 dessins. Ses thèmes : l'érotisme et la représentation de la fragilité du corps et de l'amour. La bourgeoisie conservatrice de Vienne le considère comme un pornographe. La même année : formation d'un groupe Klimt dont fut issu le groupe Sécession : ce groupe se veut en rupture avec le style classique, traditionnel. Jusqu'en 1899, Klimt en sera le premier président Puis toujours en 1897, Klimt passe les mois d'été avec Emilie Flöge : elle sera sa compagne jusqu'à la fin de sa vie. Il ne réalisera qu'un seul portrait d’elle.


En 1905 Klimt renonce à l'exécution de la commande pour l'Aula Magna. Il rachète au ministère les panneaux représentant La Philosophie, La Médecine, La Jurisprudence
La même année, une rupture se produit au sein de la Sécession. Le groupe Klimt le quitte d'un bloc. Klimt s'oriente de plus en plus vers l'Allemagne, tout en conservant son atelier à Vienne.
Puis quelques années plus tard en 1914 des critiques issues des théories expressionnistes commencent à apparaître à propos des oeuvres de Klimt.
Enfin, Le 6 février 1918, Klimt meurt à la suite d'une attaque d'apoplexie à Vienne. Egon Schiele fait son portrait sur son lit de mort.


Les critiques des conservateurs ou encore les scandales suscités par ses œuvres n’empêchèrent pas Gustav Klimt de devenir le plus grand peintre autrichien de son temps. Ses élèves les plus connus furent Egon Schiele et Oskar Kokoschka.



II. Présentation de l'œuvre



Titre de l’œuvre : Le baiser

Auteur : Gustave Klimt (14 juillet 1862 - 6 février 1918) ,peintre symboliste autrichien, un des membres les plus en vue du mouvement Art nouveau de Vienne .
Date de réalisation : Klimt réalisa Le Baiser dans son atelier en 1907 - 1908

Type de l'œuvre : Tableau, huile sur toile.

Dimensions : 180 x 180 cm

Lieu de conservation : Österreichische Galerie de Vienne

Genre : Allégorie de l’amour

Contexte historique : Fin XIXe et début XXe, l’art hésite entre académisme et modernité et entre ainsi dans une période de création originale et nouvelle. Ayant conception moderne de l'art, Klimt appartient au mouvement de la Sécession viennoise, qui veut s'éloigner des règles esthétiques et techniques de l'Académie en recherchant une autre expressivité. Ce mouvement s'inspire du symbolisme et des estampes japonaises.Klimt est alors à l'apogée de la période dorée. L'art doit se chercher une nouvelle définition dans la société ; cette recherche s'exprime ici avec le Baiser.



III . Analyse technique de l'œuvre



Description de l'œuvre
« Le baiser » montre un couple de face : les personnages sont agenouillés, enlacés sur un parterre de fleurs. Ils sont enveloppé dans un ample tissu doré qui change selon le sexe : des rectangles noirs et blancs pour l’homme et des cercles colorés ainsi que des fleurs pour la jeune femme, notons que la robe que porte celle-ci a glissé sur son épaule, son visage est renversé et s’offre au baiser de son compagnon. Elle ferme les yeux, concentrée, toute à son attente, elle se laisse aller à la passion de l’amour.

La composition

Au premier plan nous retrouvons le couple enlacé, au deuxième plan un parterre de fleurs, une prairie et enfin en arrière plan, derrière ou sous les personnages se trouve un grand espace qui semble représenter le vide.
La lumière
La lumière provient d’en haut à gauche du tableau, nous pouvons le remarquer par rapport à l’éclat des couleurs étant sur l’homme (Par exemple le jaune, couleur dominante du vêtement de l’homme est plus éclatante que le jaune se trouvant, à droite, sur la robe de la femme.)
Les couleurs
Une grande harmonie entre les couleurs froides et les couleurs chaudes règne dans ce tableau. Les couleurs chaudes expriment la passion amoureuse et nous les retrouvons sur le couple alors que les couleurs froides symbolisent plutôt le vide derrière eux.
Le dessin
Le peintre a cherché tout d’abord à mettre en valeur les deux personnages centraux, en y faisant apparaitre de multiples détails comme les ornements de leurs vêtements par exemple et en les chargeant de couleurs.
Quelles sont les influences de Klimt ?
Klimt a été influencé par trois grands genres : Le fauvisme tout d'abord par rapport à la puissance des couleurs , aux couleurs chaudes. Au symbolisme ensuite en représentant une allégorie de l'amour et à l'impressionisme pour les taches que l'on voit ressortir de la couverture mais surtout du parterre de fleurs.
Comment le tableau a-t-il été perçu à l'époque ?
Lors de son exposition l'oeuvre de Klimt a été beaucoup critiqué en partie pour son rapport étroit avec l'érotisme très présent dans le thème de Kant : l'étreinte amoureuse.

IV. Interprétation de l'oeuvre

Ce tableau symbolise l'amour qu'éprouve deux personnes, et dans ce tableaux plusieurs idées d'interprétations nous viennent à l'esprit :
★ Peut-être que Klimt aurait voulu se représenter avec sa femme à travers des personnages idéaux. ( Klimt n'a eu qu'une femme dans sa vie : Emilie Flöge, qu'il aima énormément. )
★ Klimt veut transmettre le sentiment qu'il n'y a que l'amour , il le montre par rapport au vide autour des deux amants. Ces deux-ci paraissent comme seul au monde , plus rien ne compte , ils sont tout les deux et tout ce qui est autour ne compte pas. Ils sont dans la couverture comme dans un "cocon" .
★ Le Baiser se fait désirer , il est considérer comme l'ultime accomplissement du bohneur. La femme penche sa tête dans l'espoir d'en receuillir un de la part de l'homme. Elle a les yeux fermé elle semble se sentir bien. L'homme lui la tient contre lui , il la possède , elle est à lui.
En effet , un baiser représente bien le thème de l'étreinte amoureuse , Klimt utilise ce thème pour son tableau et y fait parvenir plusieurs idées dont celles dites précédemment. Rajoutons que le peintre semble évoquer une période de l’année : le printemps qui paraît aussi comme une saison de l’âme ( nous le remarquons par rapport aux couleurs dans un premier temps , mais surtout à la présence de fleurs ).
V. Notre avis
Ce tableau nous a beaucoup plu en effet son côté "romantique", représentant un amour idéal est très intéressant. Les couleurs sont tout aussi vives, nous y retrouvons beaucoup de nuances de jaune par exemple, c'est ce qui nous a tout de suite frappé et plu. De plus, ayant fait l'année précédente un voyage à Vienne nous avons eu la possibilité de voir ce tableau en vrai, il nous paraissait donc normal d'essayer de l'étudier car certes l'avoir vu en vrai c'est bien mais nous ne prenons pas forcement le temps de rester devant le tableau lui même et d'essayer de l'interpréter , de comprendre le message du peintre. Donc après cette étude le tableau nous parait donc plus vivant ce n'est pas un simple portrait de deux personnages, il s'agit d'une allégorie de l'amour, d'une scène d'amour . Et après tout, qu'y a t-il de plus beau ? .
Di Natale Rebecca & Maciejczyk Marion

mercredi 5 novembre 2008

La tentation de St Antoine, F Rops, par Mathieu et Céline




"Chaque fois que la vie m'est cruelle, je vais aux forêts et aux plages, je m'isole comme un animal blessé et la nature me berce, me soigne, me guérit ..."

Lettre de Félicien Rops, 1891

Titre : La tentation de Saint Antoine

Auteur : Félicien Rops
Date : 1878
Type : Gravure
Dimensions : 73.8 x 54.3
Lieu de conservation : Cabinet des Estampes Bibliothèque royale Albert Ier, Bruxelles
Genre : scène religieuse

Contexte historique :

Félicien Rops est un artiste belge, né à Namur le 7 juillet 1833 et décédé le 23août 1898. Il n'est pas seulement peintre ou dessinateur, il est aussi lithographe, illustrateur et graveur. Avec un début de caricatureur, on peu découvrir ses illustrations dans les livres de Charles De Coster avec par exemple les aventures de d'Uylenspiegel. Rops reste un grand ami de Baudelaire. Amoureux du grand air, Rops rendit le paysage de manière quasi impressionniste. Sensible aux atmosphères, à l'instant météorologique, il nous évoque la nature au rythme de ses voyages: la mer du Nord, l'Ardenne, le Brabant, l'Entre-Sambre-et-Meuse, l'Espagne, la Scandinavie... Ses différents succès avec ses gravures l'ont mené à Paris, il y illustre les écrits de certains auteurs prestigieux comme Jules Barbey d'Aurevilly ou encore Mallarmé. Pornokratès ou La dame au cochon est très certainement l'œuvre la plus connue de Félicien Rops. Il en existe deux versions : l'une est conservée au Musée Rops à Namur, l'autre est celle que présente Sotheby's, avec une estimation de 250.000 à 350.000 livres sterling (environ 310.000 à 435.000 euros). L'artiste considérait cette œuvre comme l'une de ses meilleures. En 1879, il écrivit à un ami : « Ma Pornocratie est faite. Ce dessin me ravit. ( ... ) J'ai fait cela en quatre jours dans un salon de satin bleu, dans un appartement surchauffé, plein d'odeurs, où l'opopanax et le cyclamen me donnaient une petite fièvre salutaire à la production et même à la reproduction. » Cette femme nue, aux yeux bandés, avançant sur une frise de marbre avec un cochon en laisse, est une image forte de la modernité.Malheureusement, malgré ceci, il reste dans l'ombre, car ses oeuvres ayant un fin caractère érotique lui porte préjudice. Rops a aussi un goût démoniaque, morbide et satanique. Ses relations avec de nombreux littéraires seront préservés jusqu'à sa disparition

Analyse technique de l'oeuvre

Description de l'oeuvre :

Au premier plan, nous pouvons voir Saint Antoine, les mains sur la tête. Il est chauve et a une barbe d'une couleur brune. Il n'a que un semblant de tunique noire qui nous laisse voir ses jambes. D'ailleurs nous pouvons voir qu'il a un genoux au sol. Il a l'air choqué, scandalisé par ce qu'il voit. Sur sa droite, nous pouvons voir un livre ouvert avec une gravure et une phrase illisible. Au sol à l'extreme droite, nous pouvons apercevoir un gros livre et un peu plus en retrait deux livres entassés avec, appuyé dessus un cochon, que nous retrouvons d'ailleurs dans le tableau Pornocratès de Rops. Sur ce tableau, il guide une femme avec les yeux bandés. Ce cochon est dirigé vers la gauche, il regarde le centre du tableau ou se trouve une femme nue sur la croix.

La femme nue a une chevelure brune presque rousse, avec une couronne de fleurs sur la tête. A gauche de la croix se trouve le Christ, très maigre avec du sang sur la poitrine, des stigmates sur les mains, un halo jaune au dessus de la tête et la couronne d'épines. Il a été enlevé de la croix. A droite de celle-ci, nous pouvons voir un bouffon habillé en orange, qui lui nomme " drôle de moine " dans une de ses lettres. Il a un sourir et il dirige son regard sur Saint Antoine. Ce bouffon est satan qui est aussi représenté sous d'autres traits par Rops que le bouffon, comme l'empereur du plaisir charnel et le dandy. Ainsi le peintre montre que le diable peut être en chaque homme.

Sur le haut du tableau, des cupidons avec des têtes de mort sont dans le ciel. Nous avons l'impression qu'ils jouent. Autour d'eux se trouvent des petits fleurs.

Composition :



Le tableau est compsé d'un triangle formé par Satan et le Christ, avec la croix et la femme en son centre. Une première ligne diagonale peut passer à travers Jésus et continuer vers le cochon. Une deuxième ligne diagonale passe par satan et va jusqu' à Saint Antoine. Une dernière ferme le triangle avec les bras et la plus petite partie de la croix.



Technique utilisée :

Félicien Rops aborda la gravure en véritable précurseur. Commençant par la lithographie, il s’orienta vite vers la gravure sur métal ou « taille douce ». On distingue deux types de gravures : la gravure originale et la gravure de reproduction. Dans la gravure originale, trois techniques apparaissent : la gravure en relief où l’artiste fait ressortir le dessin de la matrice ; la gravure en creux où le sujet est incisé directement dans la surface de la matrice et la gravure à plat où la matrice ne sera en rien entamée, par contre ses propriétés chimiques seront modifiées en profondeur. Ici le peintre utilise l'héliogravure.


Dessin :

Rops utilise une nouvelle technique de dessin sur cet oeuve, mais aussi avec son célèvre Pornocratès. Effectivement, il associe pastel, aquarelle, gouache, crayon de couleur. Ainsi son tableau est net et précis. On peut aussi voir des coups de crayons sur la toile.

Voici les paroles de Rops décrivant sa démarche:

"Je tâche tout bêtement et tout simplement de rendre ce que je sens avec mes nerfs et ce que je vois avec mes yeux, c'est là toute ma théorie artistique. J'ai encore un autre entêtement, c'est celui de vouloir peindre des scènes et des types de ce XIXème siècle, que je trouve très curieux et très intéressant; les femmes y sont aussi belles qu'à n'importe quelle époque, et les hommes sont toujours les mêmes. De plus, l'amour des jouissances brutales, les préoccupations d'argent, les intérêts mesquins, ont collé sur la plupart des faces de nos contemporains un masque sinistre où "l'instinct de la perversité", dont parle Edgard Poe, se lit en lettres majuscules; tout cela me semble assez amusant et assez caractérisé pour que les artistes de bonne volonté tâchent de rendre la physionomie de leur temps."




Les couleurs :

Les couleurs sont froides, le sol et la partie gauche du tableau sont les plus sombre. Le ciel a une couleur bleu-gris, qui s'assombrit lorsque nous approchons du sol. Saint Antoine est très sombre qui ne fait pas très humain. Sur la droite du tableau les couleurs sont plus clair, avec un jaune dans le fond et l'habit orange de Sante, qui se trouve être la couleur la plus chaude du tableau. Les cheveux de la jeune fille reste clairs par rapport au reste. Le livre aussi est clair, come illuminé, avec que Saint Antoine, juste à côté n'est que très peu éclairé.


La lumière :

La lumière vient de la gauche du tableau vers le milieu. Cette lumière éclaire le bouffon et une partie du ventre ainsi que sa jambe. Le livre est aussi très lumineux mais n'éclaire que très peu. Le genoux droit de la jeune fille est un peu éclairée. Le dos et la tête du cochon sont aussi illuminé. Les cupidons restent dans l'ombre tout comme le Christ.


Interprétation de l'oeuvre

Sens de l'oeuvre

Rops n'étant que très peu croyant et un des derniers satanisants, ne pose pas d'opposition entre le Ciel et l'Enfer dans ce tableau. Rops représente le côté négatif, le reflet de la société de la fin du siècle. Ainse en utilisant une thématique tel que le satanisme, celui lui permet de choquer la bourgeoisie et leurs valeurs conventionnelles. Il n'a pas non plus d'idée visant une quelconque éroticité. Cette femme a été faite sans idée de lubricité, comme il le dit à son ami le peintre François Taelemans en 1878.


D'une habitude à représenter le Diable sous la forme de dandy avec l'élégance même. Rops se décide a montrer ce personnage à l'aide du bouffon. Saint Antoine, le personnage représenté au premier plan à droite, a été,à la manière du Christ, tourmenté par les tentations du Diable; mais si pour le Christ cela ne dure que quarante jours, pour Antoine c'est beaucoup plus long et plus difficile, les démons n'hésitant pas à s'attaquer à sa vie. Mais Antoine résiste à tout et ne se laisse pas abuser par les visions tentatrices qui se multiplient. Ce tableau représente l'une des visions libidineuses de Saint Antoine. Voulant se receuillir aux pieds du Christ il se rend compte qu'une femme nue est à sa place. Le Diable a simplement fait une farce au Saint en ayant remplacé les deux. Les cupidons morbides lancent des fleurs en haut du tableau ce qui rappelle les tableaux religieux, mais ici il y a un rapprochement avec la mort ( leur tête de mort ) et la tentation ( la jeune femme ) . Rops montre les faiblesses de son temps grâce à son oeuvre.



Rops écrira encore à propos de cette oeuvre:


"Voici à peu près ce que je voulais faire dire au bon Antoine par Satan (...) Je veux te montrer que tu es fou mon bon Antoine, en adorant tes abstractions! Que tes yeux ne cherchent plus dans les profondeurs bleues le visage de ton Christ, ni celui des Vierges incorporelles! Tes Dieux ont suivi ceux de l'Olympe (...) Mais Jupiter et Jésus n'ont pas emporté l'éternelle Sagesse, Vénus et Marie l'éternelle Beauté! Mais si les Dieux sont partis, la Femme te reste et avec l'amour de la Femme l'amour fécondant de la Vie".



Rops nous montre que la tentation a " vaincu " la religion en réalisant une oeuvre où le Christ chute, et la Femme reste, le péché et la tentation l'emporte sur la religion.

Contextualisation et portée de l'oeuvre


Pris dans la frénésie du salon de 1878 et de la grande exposition, Rops travaille avec acharnement. Son talent s'épanouit pleinement et il cherche de nouvelles techniques en dessin, il associe pastel, aquarelle, gouache, crayon de couleur. Son tableau fait réagir ses contemporain car il nous montre une vision allégorique et ironique de l'emprise du sexe sur la réalité. La nudité ropsienne est née, cette nudité montrée avant l'heure, Rops la montre sous un jour plus intense, dégageant un frisson inconnu qui doit exister dans le domaine de l'art. l'histoire ne s'arrête pas la car son œuvre nous montrant une femme crucifié ainsi que ses penchant satanique choque l'église et a cette époque, qui choque l'église choque à peu près tout le monde. Aujourd'hui cette œuvre au gout plus que particulier ne créera plus un "soulèvement de foule" comme a l'époque; disons qu'il aura dévoiler son art un siècle trop tôt.



Avis Personnel

La Tentation de Saint Antoine est une oeuvre assez " douteuse " quand à ses messages, car le style de Rops est hors de son époque. Non pas que ce tableau nous ai déplu, mais malgré notre ouverture d'esprit, elle nous met mal à l'aise. Un style vraiment différent des normes et que nous qualifirions de glauque. Le message que ce tableau laisse passer montre bien les faces cachés de la société, et ce qui pourra mener l'homme, même un homme de Dieu, à sa perte.