
Notre visite guidée du musée des BA de Nancy sur le thème de l'avant-garde a été je crois très instructive....
En tout état de cause, vous aviez l'air intéressé si on en croit les photos !




Georges Seurat (Paris, 1859 - 1891) est issu d'une famille bourgeoise. Il fut formé à l’école des Beaux-Arts à Paris. Sa formation le conduisit à lire de nombreux livres scientifiques sur la peinture. Ami de Paul Signac, il devient le principal représentant des néo-impressionnistes. Ces peintres veulent donner une base scientifique à leur art.
Malgré les apparences, la composition du tableau est plutôt bien structurée et se découpe en trois parties. Au premier plan, un cyprès se développe sur près de la moitié du tableau. Au deuxième plan se trouve un petit village et se dessine au troisième plan un beau ciel étoilé.Biographie: Né le 2 décembre 1859 à Paris, Georges Seurat est un peintre, inventeur du néo-impressionnisme (qui vient après l'impressionnisme), très mystérieux. D'une part, il a fait entrer la science dans la peinture moderne en utilisant systématiquement la division optique dans ses toiles, ainsi que le nombre d'or. Il connaissait tellement bien le prisme chromatique qu'il pouvait travailler dans le noir, en plaçant de mémoire ses points de couleurs les uns à coté des autres. L'une de ses réalisations majeures est Le Cirque, peint en 1890. Ce n'est pas sa plus belle œuvre mais elle est la mieux connue des parisiens car elle est exposée au Musée d'Orsay.Il meurt le 29 mars 1891 à Gravelines.
Titre de l'oeuvre: Le Cirque
Auteur: Georges Pierre Seurat
Date de réalisation: entre 1890 et 1891
Type de l'oeuvre: tableau
Support: toile
Dimensions: 1,53m x 1,86m
lieu de conservation: Musée d'Orsay, deuxième étage – section 45, PARIS
genre: scène de la vie historique, tableau néo-impressionniste
contexte historique: fin XIXème siècle
Description de l'œuvre:
Le Cirque de Seurat représente une partie d'un cirque où se déroule le spectacle. Sur la piste évoluent une écuyère sur un cheval blanc, un dompteur muni de son fouet, un clown derrière lui qui semble le parodier, un acrobate et, de dos, un autre clown sur le premier plan qui semble régler la scène. La scène se situe sur le second plan, et les gradins sur l'arrière plan. La tenue vestimentaire et l'attitude des spectateurs caractérisent différentes classes sociales; sur les premiers gradins, les plus beaux et les plus voyants, les spectateurs de première classe portent fourrures, chapeaux haut-de-forme et sont bien habillés. Derrière eux se situe le public de seconde classe, vêtu plus modestement et installés sur des banquettes moins reluisantes. Enfin, les personnages tout en haut sont des garçons à casquettes et des filles accoudés à la balustrade. On peut apercevoir sur la droite du tableau, une entrée qui semble être celle des spectateurs. Une foule se tient d'ailleurs à cet endroit, comme si elle attendait le prochain spectacle pour entrer. Enfin, l'œuvre a été peinte avec un cadre d'un bleu foncé, sans doute pour délimiter la scène.
De nombreux artifices de composition permettent de guider le regard, introduire le spectateur, créer une dynamique... Seurat présente ici trois plans différents, sans pour autant vouloir créer de perspective. Celle-ci est d'ailleurs improbable ici, impliquant l'absence de lignes de fuite. La profondeur est faîte par le personnage du premier plan, la superposition des gradins ainsi que cette ouverture sur la droite, mais Seurat ne semble pas vouloir la restituer; les personnages des gradins ont presque tous la même taille. Cette œuvre est une peinture à l'huile, qui ne fût pas la plus jolie de l'artiste mais dont il était très fier. Le dessin n'est pas très nette, certaine partie comme l'arrière plan sont très flou, cela en fait une image de qualité faible.
III. Interprétation:
Sens de l'œuvre:
Seurat représente ici un plaisir populaire qui fût fréquemment représenté dans les années 1880, en particulier par Renoir et Toulouse-Lautrec. Il met cependant en évidence les différences sociales à travers son œuvre : la superposition des spectateurs est l'occasion d'illustrer la diversité sociale et ses inégalités. L'organisation rigide de cette partie du tableau contraste d'ailleurs avec la souplesse du premier plan. Comme pour d'autres tableaux, Seurat fit le choix de peindre l'encadrement avec la même technique divisionniste que le reste de l'œuvre, mais de couleur plus sombre afin de faire ressortir la vivacité des tons de la toile. Seurat s'est inspiré de Degas, à la fois photographe et peintre impressionniste, ainsi que de la photographie en elle-même pour créer son tableau. Son œuvre est faîte de petits points de couleur pure, afin de décomposer cette couleur. Il voulut créer par là une représentation du mouvement par les acrobaties des personnages lors d'un instant précis, notamment lors du numéro de l'écuyère en second plan. C'est une représentation que l'on peut retrouver dans la plupart de ses œuvres. Celle-ci serait en fait une représentation réelle, qu'il aurait essayer de reproduire dans un cirque nommé cirque Fernando (futur cirque Medrano).
Il créa cette œuvre entre 1890 et 1891, avec une telle ambition qu'il y travaillait jours et nuits, sans relâche. Son but premier était surtout de l'exposer au Salon des Artistes Indépendants, afin qu'elle soit remarquée et commentée par Puvis de Chavannes, maître du symbolisme qu'il admirait. Mais Chavannes passa devant sans même un regard, et Seurat en aurait fait une crise d'apoplexie quelque temps après... Il mourût prématurément en 1891 à cause d'une violente angine, mais peut-être qu'il n'a tout simplement pas supporté son manque de reconnaissance et qu'il en est décédé. Ceci impliqua que sa toile resta inachevée, bien qu'elle semble être complète.
L'œuvre fait donc partie du mouvement néo-impressionnisme, vers la fin du XIXème siècle. Son oeuvre est assez connue, car elle est maintenant encore exposée au Musée d'Orsay.



Contexte historique :
Félicien Rops est un artiste belge, né à Namur le 7 juillet 1833 et décédé le 23août 1898. Il n'est pas seulement peintre ou dessinateur, il est aussi lithographe, illustrateur et graveur. Avec un début de caricatureur, on peu découvrir ses illustrations dans les livres de Charles De Coster avec par exemple les aventures de d'Uylenspiegel. Rops reste un grand ami de Baudelaire. Amoureux du grand air, Rops rendit le paysage de manière quasi impressionniste. Sensible aux atmosphères, à l'instant météorologique, il nous évoque la nature au rythme de ses voyages: la mer du Nord, l'Ardenne, le Brabant, l'Entre-Sambre-et-Meuse, l'Espagne, la Scandinavie... Ses différents succès avec ses gravures l'ont mené à Paris, il y illustre les écrits de certains auteurs prestigieux comme Jules Barbey d'Aurevilly ou encore Mallarmé. Pornokratès ou La dame au cochon est très certainement l'œuvre la plus connue de Félicien Rops. Il en existe deux versions : l'une est conservée au Musée Rops à Namur, l'autre est celle que présente Sotheby's, avec une estimation de 250.000 à 350.000 livres sterling (environ 310.000 à 435.000 euros). L'artiste considérait cette œuvre comme l'une de ses meilleures. En 1879, il écrivit à un ami : « Ma Pornocratie est faite. Ce dessin me ravit. ( ... ) J'ai fait cela en quatre jours dans un salon de satin bleu, dans un appartement surchauffé, plein d'odeurs, où l'opopanax et le cyclamen me donnaient une petite fièvre salutaire à la production et même à la reproduction. » Cette femme nue, aux yeux bandés, avançant sur une frise de marbre avec un cochon en laisse, est une image forte de la modernité.Malheureusement, malgré ceci, il reste dans l'ombre, car ses oeuvres ayant un fin caractère érotique lui porte préjudice. Rops a aussi un goût démoniaque, morbide et satanique. Ses relations avec de nombreux littéraires seront préservés jusqu'à sa disparition
Analyse technique de l'oeuvre
Description de l'oeuvre :
Au premier plan, nous pouvons voir Saint Antoine, les mains sur la tête. Il est chauve et a une barbe d'une couleur brune. Il n'a que un semblant de tunique noire qui nous laisse voir ses jambes. D'ailleurs nous pouvons voir qu'il a un genoux au sol. Il a l'air choqué, scandalisé par ce qu'il voit. Sur sa droite, nous pouvons voir un livre ouvert avec une gravure et une phrase illisible. Au sol à l'extreme droite, nous pouvons apercevoir un gros livre et un peu plus en retrait deux livres entassés avec, appuyé dessus un cochon, que nous retrouvons d'ailleurs dans le tableau Pornocratès de Rops. Sur ce tableau, il guide une femme avec les yeux bandés. Ce cochon est dirigé vers la gauche, il regarde le centre du tableau ou se trouve une femme nue sur la croix.
La femme nue a une chevelure brune presque rousse, avec une couronne de fleurs sur la tête. A gauche de la croix se trouve le Christ, très maigre avec du sang sur la poitrine, des stigmates sur les mains, un halo jaune au dessus de la tête et la couronne d'épines. Il a été enlevé de la croix. A droite de celle-ci, nous pouvons voir un bouffon habillé en orange, qui lui nomme " drôle de moine " dans une de ses lettres. Il a un sourir et il dirige son regard sur Saint Antoine. Ce bouffon est satan qui est aussi représenté sous d'autres traits par Rops que le bouffon, comme l'empereur du plaisir charnel et le dandy. Ainsi le peintre montre que le diable peut être en chaque homme.
Sur le haut du tableau, des cupidons avec des têtes de mort sont dans le ciel. Nous avons l'impression qu'ils jouent. Autour d'eux se trouvent des petits fleurs.
Composition :
Le tableau est compsé d'un triangle formé par Satan et le Christ, avec la croix et la femme en son centre. Une première ligne diagonale peut passer à travers Jésus et continuer vers le cochon. Une deuxième ligne diagonale passe par satan et va jusqu' à Saint Antoine. Une dernière ferme le triangle avec les bras et la plus petite partie de la croix.
Technique utilisée :
Félicien Rops aborda la gravure en véritable précurseur. Commençant par la lithographie, il s’orienta vite vers la gravure sur métal ou « taille douce ». On distingue deux types de gravures : la gravure originale et la gravure de reproduction. Dans la gravure originale, trois techniques apparaissent : la gravure en relief où l’artiste fait ressortir le dessin de la matrice ; la gravure en creux où le sujet est incisé directement dans la surface de la matrice et la gravure à plat où la matrice ne sera en rien entamée, par contre ses propriétés chimiques seront modifiées en profondeur. Ici le peintre utilise l'héliogravure.
Dessin :
Voici les paroles de Rops décrivant sa démarche:
"Je tâche tout bêtement et tout simplement de rendre ce que je sens avec mes nerfs et ce que je vois avec mes yeux, c'est là toute ma théorie artistique. J'ai encore un autre entêtement, c'est celui de vouloir peindre des scènes et des types de ce XIXème siècle, que je trouve très curieux et très intéressant; les femmes y sont aussi belles qu'à n'importe quelle époque, et les hommes sont toujours les mêmes. De plus, l'amour des jouissances brutales, les préoccupations d'argent, les intérêts mesquins, ont collé sur la plupart des faces de nos contemporains un masque sinistre où "l'instinct de la perversité", dont parle Edgard Poe, se lit en lettres majuscules; tout cela me semble assez amusant et assez caractérisé pour que les artistes de bonne volonté tâchent de rendre la physionomie de leur temps."
Les couleurs :
Les couleurs sont froides, le sol et la partie gauche du tableau sont les plus sombre. Le ciel a une couleur bleu-gris, qui s'assombrit lorsque nous approchons du sol. Saint Antoine est très sombre qui ne fait pas très humain. Sur la droite du tableau les couleurs sont plus clair, avec un jaune dans le fond et l'habit orange de Sante, qui se trouve être la couleur la plus chaude du tableau. Les cheveux de la jeune fille reste clairs par rapport au reste. Le livre aussi est clair, come illuminé, avec que Saint Antoine, juste à côté n'est que très peu éclairé.
La lumière :
La lumière vient de la gauche du tableau vers le milieu. Cette lumière éclaire le bouffon et une partie du ventre ainsi que sa jambe. Le livre est aussi très lumineux mais n'éclaire que très peu. Le genoux droit de la jeune fille est un peu éclairée. Le dos et la tête du cochon sont aussi illuminé. Les cupidons restent dans l'ombre tout comme le Christ.
Rops n'étant que très peu croyant et un des derniers satanisants, ne pose pas d'opposition entre le Ciel et l'Enfer dans ce tableau. Rops représente le côté négatif, le reflet de la société de la fin du siècle. Ainse en utilisant une thématique tel que le satanisme, celui lui permet de choquer la bourgeoisie et leurs valeurs conventionnelles. Il n'a pas non plus d'idée visant une quelconque éroticité. Cette femme a été faite sans idée de lubricité, comme il le dit à son ami le peintre François Taelemans en 1878.
D'une habitude à représenter le Diable sous la forme de dandy avec l'élégance même. Rops se décide a montrer ce personnage à l'aide du bouffon. Saint Antoine, le personnage représenté au premier plan à droite, a été,à la manière du Christ, tourmenté par les tentations du Diable; mais si pour le Christ cela ne dure que quarante jours, pour Antoine c'est beaucoup plus long et plus difficile, les démons n'hésitant pas à s'attaquer à sa vie. Mais Antoine résiste à tout et ne se laisse pas abuser par les visions tentatrices qui se multiplient. Ce tableau représente l'une des visions libidineuses de Saint Antoine. Voulant se receuillir aux pieds du Christ il se rend compte qu'une femme nue est à sa place. Le Diable a simplement fait une farce au Saint en ayant remplacé les deux. Les cupidons morbides lancent des fleurs en haut du tableau ce qui rappelle les tableaux religieux, mais ici il y a un rapprochement avec la mort ( leur tête de mort ) et la tentation ( la jeune femme ) . Rops montre les faiblesses de son temps grâce à son oeuvre.
Rops écrira encore à propos de cette oeuvre:
"Voici à peu près ce que je voulais faire dire au bon Antoine par Satan (...) Je veux te montrer que tu es fou mon bon Antoine, en adorant tes abstractions! Que tes yeux ne cherchent plus dans les profondeurs bleues le visage de ton Christ, ni celui des Vierges incorporelles! Tes Dieux ont suivi ceux de l'Olympe (...) Mais Jupiter et Jésus n'ont pas emporté l'éternelle Sagesse, Vénus et Marie l'éternelle Beauté! Mais si les Dieux sont partis, la Femme te reste et avec l'amour de la Femme l'amour fécondant de la Vie".
Rops nous montre que la tentation a " vaincu " la religion en réalisant une oeuvre où le Christ chute, et la Femme reste, le péché et la tentation l'emporte sur la religion.