mercredi 16 janvier 2013

Concert de Manu Katché à l'Arsenal



Ce soir, le groupe histoire des Arts est retourné à l'Arsenal pour son second concert de jazz ! Avant le cours qui débutera prochainement, vous avez eu la chance d'entendre un beau quartet composé de Manu Katché (le batteur), Nils Petter Molvaer (trompette), Tore Brunborg (saxo) et Jim Watson (au piano/orgue)....

Après un début difficile, la salle s'est mise dans le rythme des compositions soignées.  Bien sûr Katché a porté un soin particulier aux rythmiques et à ses solos. Mais Nils Petter Molvaer nous offrait également un son de trompette planant et feutré très original. Quant à l'orgue, il donnait aux morceaux, un groove très seventies. 
Le public a été conquis, la plupart des élèves aussi.

Ici une répétition qui nous montre le travail (filmé et peut-être pas très naturelle) de la formation.




Ici le solo de batterie....d'un autre concert de la même tournée, histoire de se mettre un peu dans le bain.




JC Diedrich


mercredi 12 décembre 2012

La leçon de jazz d'Antoine Hervé, ce soir Duke !


Les élèves d'histoire des arts ont eu la chance d'assister à une belle leçon de jazz du très bon Antoine Hervé. Conteur, il nous a fait partager des histoires de jazz, de Duke, de New-York.
Ponctués d'un pot-pourri de morceaux du grand Ellington.... Et puis, Antoine Hervé n'a pas hésité à se plier en quatre pour nous expliquer les rythmes syncopés, les trucs des jazzmen......mais parfois, je dois l'avouer, j'ai lâché prise.... en pensant, avec un pincement au coeur que décidément les secrets de la musique vont encore demeurer un temps, des secrets !!!




Les leçons de Jazz d'Antoine Hervé_ Duke Ellington par rptsjv92


Il a ensuite imaginé la lettre à Elise de Beethoven en version jazz....et surtout il a joué le très beau morceau (mon préféré !) In a sentimental mood !



Enfin, en prenant des risques inconsidérés vis-à-vis des services de sécurité, j'ai pris ces qlq clichés (à la fin du concert) et je me suis fait gauler !!!!
Je n'ai pas expliqué que c'était pour la bonne cause (ce blog)...J'ai surtout joué l'étonnement que mon appareil puisse faire aussi des flashs à mon corps défendant !!!!!





JC Diedrich

mardi 27 novembre 2012

Olivier Toussaint, le paysage dans la photographie contemporaine



Hier, encore une fois, Olivier Toussaint nous a fait une présentation intéressante de la photographie contemporaine sous l'angle du paysage. 
Après nous avoir interrogé sur ce qui fait de la photographie, une oeuvre d'art, il a établi quelques jalons et repères de l'histoire de l'art. 
Baudelaire doutait pourtant du statut d'art  de la photographie
"L'humble servante des Sciences et des Arts" 1859
Puis il a évoqué le paysage américain avec le mouvement F64 jusqu'à la mission DATAR de 1983 chargeant 28 photographes contemporains d'enquêter sur tous les paysages de France. 
Il nous présenta au détour de quelques clichés, des travaux de photographes très contemporains comme Bernard Plossu, Thierry Girard ou encore Walter Niedermeyer.



Il a également évoqué la différence dans la démarche de l'art des photographes (qui représentent le réel) et la photographie des artistes qui utilisent la photographie comme une expression parmi d'autres.



Jean-Christophe Diedrich

jeudi 8 novembre 2012

Le paysage photographié, Pierre de Fenoÿl


La photographie a perdu, il y a déjà longtemps, un grand photographe, un grand paysagiste, Pierre de Fenoÿl est décédé en 1987 à l'âge de 42 ans d'une crise cardiaque.

St-Martin (Tarn), 1985, mission DATAR

Autodidacte, sa passion pour la photographie remonte à sa prime jeunesse.  Autodidacte, il fut appelé à jouer un rôle dans le monde de la photographie. Archiviste de Cartier Bresson, il est à bonne école. Il dirige ensuite le fonds d'images de l'agence Magnum. Il fonde en 1970 la première galerie dédiée exclusivement à la  photo à Paris. Commissaire sur l'exposition sur Brassaï et de bien d'autres par la suite, il est l'un des fondateurs de l'agence VU. En 1976, il est le premier directeur de la Fondation nationale de la photographie. Il va promouvoir les grands artistes de la photographie : Cartier Bresson, Lartigues, Boubat, Kertesz, Diane Arbus etc.
En 1980, il voyage à New York, en Toscane puis en Egypte. Il expose au Centre G Pompidou en 1984, L'Egypte de Pierre Fenoyl où il impose sa vision de ce pays pourtant photographié si souvent. 


Pierre de Fenoÿl
 "De même que l'écrivain est responsable de son écriture, les photographes sont responsables de ce qu'ils montrent; c'est pourquoi j'ai choisi depuis longtemps le paysage. prendre une photographie à la sauvette, prendre en flagrant délit, n'est plus possible aujourd'hui. Ce n'est pas un vol, la photographie, c'est un don. On ne prend pas, on reçoit. Je ne suis pas un artiste au sens plasticien du terme. Etre photographe, c'est matérialiser une intuition poétique de la réalité. C'est recevoir, apporter, un au-delà que l'on ne soupçonne que par la poésie.
Je bâtis un chronophotoroman. Il sera un seul et même livre, la recherche du temps présent et, une fois achevé, quel rêve de pouvoir le donner à différents écrivains, pour qu'ils écrivent différents romans d'une vie!
C'est avec cette conception que j'élabore des traces du temps vécu, comme des preuves en pensant aux autres. Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour. Ce jeu avec le temps ne concerne pas tant mes contemporains que ceux qui verront ce temps disparu"



En 1984, il participe à la mission photographique de la DATAR. Cette dernière avait chargé un groupe de photographes reconnus de recenser les paysages français. Il publie alors une belle série de clichés sur le Sud-Ouest, là où il s'est installé en famille. 
Toujours en noir et blanc avec son  24x36 Leica, il reconstruit les paysages avec méticulosité : cadrage, lumière, il "kidnappe" l'insaisissable beauté des lieux....




 Un site lui rend hommage ainsi que des expositions un peu partout en France.


Jean-Christophe Diedrich








samedi 6 octobre 2012

La 5ème Nuit Blanche de Metz


Metz organisait sa 5 ème Nuit Blanche (voir site) : avec les travaux du Métis la ville donnait l'impression d'une vaste opération surprise de fouilles archéologiques. C'est dans le nouveau quartier sortant de terre que la Municipalité a décidé de concentrer ses efforts.


Pour l'occasion, les automobiles étaient interdites dans le périmètre, la foule investit alors l'avenue Foch qui pour l'occasion voyait surgir au loin un faisceau lumineux, sorte d'arc en ciel érectile....
J'ai eu peur, un moment, au détour d'un immeuble rencontrer Jean-Michel Jarre !
Encore une fois, on avait prévu des installations, des concerts électro : assez décevants, il faut le reconnaître. J'aime la musique Electro si elle ne se résume pas à quelques badaboums rythmiques accentués d'énormes basses pour nous faire oublier l'indigence de la mélodie. 
C'est le sentiment que j'ai eu en écoutant, Aglagla DPT...place St-Thiébault.



Bon, ça ...c'est fait ! Mais oui, enfin, art contemporain peut rythmer avec bien d'autres musiques non ?
Nous avons commencé par deux étonnantes adresses : la première est une boîte gay, le Jet d'eau qui avait ouvert ses back-rooms pour y exposer des photographies et des vidéos. Sincèrement, l'exotisme des lieux de débauche l'a emporté dans un premier temps, sur les œuvres (j'en suis désolé pour les jeunes artistes).




J'y trouvais cependant ce petit dessin de corps, fuselés en blanc sur fond noir....de Julie Fidry.



 L'autre étape de notre Nuit Blanche fut le non moins étonnant, cinéma Royal à la réputation sulfureuse. Cette salle dédiée avant tout la pornographie a des "installations" à faire pâlir les plus prudes d'entre nous. Je garde donc mes clichés et je les archives !!! Ce cinéma construit au début du XXe siècle au cœur du quartier impérial offre une belle salle dans laquelle l'artiste Nicolas Provost nous proposait un court métrage de 6 minutes et des brouettes, intitulé Gravity qui par un montage très serré nous offrait comme par saccade des baisers des plus grandes stars de Hollywood....la persistance rétinienne faisait alors le reste.....le tout sur une musique en accord avec le sujet.
Ces quelques minutes rendaient hommage à ce cinéma des Grace Kelly, des Cary Grant, des James Stewart aux Steve Mac Queen.....une élégance, une nostalgie.


Dans le Choeur de la belle chapelle du Grand Séminaire, une installation de "débris de verre" suspendu (sponsorisée par Car Glace ?) se reflétait sur la voûte du bâtiment. Rachel Maisonneuve a créé cette installation Uteria pour cette 5ème NB..... L'ensemble est élégant dans un lieu que je ne connaissais pas très bien.


Bien sûr, Pompidou Metz était de la partie sans véritablement ouvrir ses portes, il a prêté ses murs extérieurs à un son et lumière intitulé Paleodictyon, projet du label AntiVJ de Simon Geilfus et Yannick Jacquet. Une musique un peu inquiétante, des vers sur le toit puis une explosion d'alvéoles, de formes et d'autres utilisaient la toiture singulière du Centre Pompidou. Pas si mal !



Pour finir, la gare de Metz, que Maurice Barrès qualifiait en son temps de "tourte verte" ouvrait ses salons. Marie-Noëlle Deverre avait investi l'escalier d'honneur orné de fil barbelé rose, on trouvait un danseur presqu'immobile  qui, comme dans un boîte à musique tournait depuis longtemps dans une belle indifférence. Le rendu était finalement étonnant et pas inintéressant. 



La 5è NB a fermé ses portes et ré-ouvert ses rues, elle a le grand mérite d'exister, rendant notre ville un peu moins endormie. Dans ce contexte d'économie budgétaire, je me permets malgré tout de souligner que l'Art contemporain ne se résume pas à des performances vidéos ou  électro sur grand écran. Tout cela manquait d'artistes vivants, de performances visuelles, de peinture.... bref, j'aurais aimé une plus grande variété des supports.....Vivement la 6è NB et merci aux nombreux organisateurs et personnels qui ont fait la réussite de cette édition.

Jean-Christophe Diedrich

jeudi 20 septembre 2012

1917, les paysages de guerre





L'année commence bien, nous avons réussi (contre vents et marrées) à visiter l'exposition 1917 à Pompidou quelques jours avant sa fermeture.



Après avoir travaillé, sur le magnifique tableau Verdun de Félix Vallotton, les élèves devaient chercher d'autres paysages exposés et en faire un croquis et une analyse.
J'attends le retour pour le lundi 1er octobre.

 Plateau de Bolante, Félix Valloton


Cimetière de Châlons sur Marne de Vallotton.




 Clément en plein effort.....Il gribouille un croquis, c'est énorme !




                                                                                                                                          Jean-Christophe Diedrich

Bonus (bande de chanceux) : d'autres croquis de l'expo...







vendredi 14 septembre 2012

Thomas Bossard, Daumier, Topor et les autres !



Parfois, les hasards du grand manitou GOOGLE nous offre de belles surprises. Je recherchais des tableaux qui s'inspiraient de l'univers du cirque quand je suis tombé sur le site d'un jeune peintre dont les œuvres m'ont de suite interpelé.





Rapidement, je suis entré  dans cet univers de personnages lunaires, trop gros, trop grands, trop "différents". Ils poussent de grosses boules de neige, ils sont au musée, ils soufflent dans un ballon, ils dorment.....
Ces attitudes un peu surréalistes me font penser aux maîtres du genre (Topor, Tati, Folon) et témoignent que Thomas Bossard a gardé quelques attaches au monde de l'illustration.
La galerie de portraits hébergée sur son site, nous laisse découvrir sa belle maîtrise du portrait.  Les couleurs souvent vives, ces amas de matière rendent un relief particulier à ces visages... Le geste est sûr même dans l'épaisseur comme chez Lucian Freud (ça c'est de la comparaison)..... L'univers est poétique comme Sempé, les visages sont sans concession comme chez Daumier...









Ainsi les portraits de Thomas Bossard forment une galerie de personnages étonnants, voici par exemple, le Vieux à la belle moustache, au nez rouge, la coupe rose ! J'aime son regard en coin distingué, détaché peut-être inquiet.




Et celle-ci ? 






Une vidéo  



Pour conclure, Thomas Bossard n'a peut-être pas encore la renommée des plus grands peintres contemporains, sa peinture proche de l'illustration, de la BD (De Crécy par ex) va, j'en suis sûr, trouver le chemin du succès, des musées et de la reconnaissance....Je mise dessus !

Jean-Christophe Diedrich